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 TREFLE - Some days, you just feel like it’s a perfect day.

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Oluha Ealls

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Messages : 4
Age : 14 ans.
Occupation : Serveur au 'Evil Apple'. Fugitif.


CAN YOU STAND PEOPLE ?
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MessageSujet: TREFLE - Some days, you just feel like it’s a perfect day.   Mer 10 Juin - 17:06


    SOME DAYS
    YOU JUST WANNA PASS AWAY

    Nom : Donnée inconnue - [EALLS]
    Prénom : Donnée inconnue - [OLUHA]
    Surnom : Projet « Clover ». Officiellement appelé Trèfle. Ce que vous cueillez là, c’est un précieux trèfle à quatre feuilles.
    Sexe : Masculin. Ou bien féminin ?
    Âge : 14 ans. Ou bien 15 ?

    -----
    POUR RENDRE AU CREPUSCULE
    LA BEAUTE DES AURORES.

    Occupation : Fuir les « traqueurs ». Run away. Errer à la recherche d’une mémoire, d’un passé sans-doute inexistant. Just wanna pass away. Or quest for happiness. Se cacher, passer innaperçu. Quoi de mieux que d'être serveur dans un bar discret ? Oui, serveur au 'Evil Apple'.
    Channel : Day.



    -----

    C’EST UN PEU DE SOLEIL
    FONDU
    UN MATIN.

    What about my [dis]appearance ?
    Enfin, il avait dû paraître tellement fragile dans cette cage de fer … Il n’y avait pourtant pas vraiment de différence à présent. Il était comme un animal sauvage, un peu effrayé au milieu d’une ville, d’un monde trop grand pour lui. Comme un loup, un bébé, il fallait apprivoiser ce visage farouche. Il ressemblait à une fillette aussi, ce n’était pas volontaire, c’est juste que tous les enfants sont teintés de cette même innocence, finissant par apprendre à grandir au travers d’un monde féroce. Ils savaient s’adapter. Ils changeaient. Mais Trèfle n’avait pas encore changé. Il avait encore ces gestes emprunts de naïveté. Un visage un peu rond, commençant tout juste à s’affiner. Il y avait des lèvres rosées et fines, et surtout, de grands yeux, et on pouvait y lire comme dans un livre, toutes sortes d’émotions y transparaissaient sans jamais qu’il ne songe à les dissimuler. Ils étaient miroitants de bleu, de vert et de gris, ils brillaient parfois, ils étaient très troubles aussi, de cette lumière solaire si peu souvent aperçue. Deux joyaux fantômes qui ne demandaient qu’à s’illuminer, sortir des eaux marécageuses et atteindre … l’éclat ultime. Un grand front blanc parfois fiévreux, une frange et des cheveux très fins et légers, un peu gris, un peu blancs ou argentés, selon ce que vous désirez voir. C’était un carré court sur sa nuque et ses mâchoires. Tout son corps, de cette pâleur lunaire, il était trop osseux peut-être, trop maigre. Il grandissait et atteignait le mètre 70, et puis ses jambes paraissaient interminables, et blanches, et fines, un peu comme celles d’une jeune fille. Et lorsqu’il marchait de son pas mal assuré, dans ses vêtements d’un autre monde, il était si gracile, prêt à s’envoler. Un peu une brindille emportée par le vent oui, les hanches étroites. Ce n’était pas des robes, en aucun cas Trèfle ne se considérait comme une fille, disons que cela se rapprochait plutôt d’une toge, d’une propreté immaculée, ourlée de dorures, à la manière d’un très jeune Prince, un fils d’empereur. Parfois, il portait des pantalons de toile blanche et de longues chemises écrues, ou bien une sorte de corset soutenant la prestance de son torse délié. Fantôme vaporeux. Mais il devait se soumettre à des codes à présent. Il se devait de revêtir la tenue de barman par exemple. C'était le seul 'extra' qu'il accepta.
    « In your beautiful days »
    Autour de son cou de cygne, il y avait un large collier d’argent, qu’il ne pouvait pas retirer, parce qu’il ne passait pas sa tête et il était soudé. Il ne pouvait être détaché. C’était comme un boulet, sauf que le collier était plus esthétique, et il ne le traînait pas à sa délicate cheville par une lourde chaîne. L’on pouvait suivre la fragile courbe de son épaule et des clavicules, sous une peau veloutée.
    Trèfle était un enfant des Cieux qui ne pouvait prendre son envol.
    Et dans son dos, au creux de ses omoplates, il y avait les racines métalliques d’une petite paire d’ailes. Oui, des ailes réellement étranges, tellement incongrues sur la peau translucide ; mais aussi elles adoptaient la courbure, se fondaient dans la cambrure de son dos, semblaient n’être plus que la continuité, le prolongement de la solide colonne vertébrale. Des ailes d’argent ciselées, très travaillées, fines et tranchantes, articulées. Que c’en était un véritable bijou d’architecture moderne. Qu’il y avait de larges cicatrices sanglantes dans son dos. Mais il pouvait les contrôler en partie, il savait faire varier la taille de ses ailes jusqu’à ce qu’elles deviennent gigantesques. Elle faisaient partie intégrante de sa personne. Phénomène bizarrement naturel. Pour quelles raisons donc les aurait-il fait croître à un point tel, tant plus grandes que lui, que l’on ne pouvait que se demander par quel miracle il tenait fermement debout. Mais habituellement, les ailes demeuraient bien sagement à leur taille normale au creux de son dos blessé.

    « And some days, you just wanna feel like in a perfect world »



    -----

    POUR FAIRE DE LA POUSSIERE
    UN PEU PLUS QUE DU SABLE.

    Where's my mind ?
    « Autour de moi les fous font la conversation »
    Et il n’y comprend rien, les données d’un système qui ne peut être que défaillant. Et il s’était échappé, il avait réussi, dans un monde où l’on suit les fous, lorsqu’ils sont plus fous que nous. Oh il ne parvenait à comprendre l’infantilisation au service des pouvoirs, il ne comprenait pas ce qu’il voyait à présent. Se disant que peut-être il n’aurait pas dû fuir … Simplement, il s’était soustrait à un sort bien pire. Il le sentait. Maintenant, ce qu’il voyait et qui l’effrayait … la folie sanguinaire, les pulsions bassement humaines, les vices ; tout ce dont il avait été à mille lieux de s’imaginer, là où il plongeait. Et alors qu’il pleurait parfois la nuit, il n’y avait personne pour le consoler, tarir les sanglots d’un enfant. Juste la nuit. La nuit qui le terrifiait, parce qu’en réalité, il n’y avait rien à se souvenir, pas de jolis rêves à faire. Elle régnait, impénétrable et obscure … et sa mémoire aussi, vierge, exempte de toute joie de tout malheur. Trèfle était ce petit être rare qui n’avait rien vécu, rien que dans un monde noir, un peu sinistre, aseptisé et surprotégé. Qu’il n’y avait rien eu d’autre à faire que chanter doucement. Il n’y voyait rien alors, souhaitant que la nuit n’existe pas. Il ne désirait pourtant plus jamais pleurer sur lui-même, mais sur leur sort, il pouvait. Pauvres enfants que le Seigneur ne reconnaissait plus, qui vivaient à feu et à sang. Tous, ils avaient un avenir incertain, mais ils faisaient comme s’ils y croyaient. Parce qu’ils avaient dit que ça marche si l’on y croit. Très fort. Il le savait, il le sentait au fond de lui. Il n’y avait plus personne en qui croire réellement.
    « - Tu aimerais sortir ?
    - Non, à l’extérieur il y a beaucoup de lumières, mais aucune ne brille pour moi. Jamais …
    »

    C’est juste un morceau de métal planté dans leurs gorges, il suffirait de le retirer et s’en débarrasser. Car ils semblent encore vivants. Et lui, pensant que jamais vraiment il ne fléchira sous leurs coups, jamais ne courbera l’échine. Même sous le fer et la mitraille, ne leur aura rien vendu. Ne jamais faiblir de cette façon comme ils le font tous, croyant que tout deviendra plus beau, toujours plus facile.
    « Si ta main entraîne ta chute, coupe-là
    Si ton pied entraîne ta chute, coupe-le
    Si ton œil entraîne ta chute, arrache-le
    Mieux vaut que tu entres borgne dans le royaume de Dieu
    Que d’être jeté avec tes deux yeux dans la Géhenne. »
    Il ne connaît même plus son nom. En a-t-il jamais eu un ? L’a-t-on jamais appelé ? Comme un animal, rien de plus qu’un petit animal effarouché, que l’on ne daigna pas le considérer comme un être humain.
    Ne plus être seul.
    Son esprit trop grand pour se courber.

    « Si tu ne veux pas être jeté dans la Géhenne … »
    Lorsqu’il sera sur le point de se corrompre … Défaits-toi de tes ailes, de tes sens, de tes sentiments. Alors arrache-moi le cœur. Et rends-moi mon âme. S’il mange de ce qui fait leur vie, ce qui a le goût de Paradis … Supposant que demain ira de mal en pis, il ne devra jamais compter que sur lui-même, souhaitant leur bonheur, la vraie lumière, sachant qu’il n’en sera pas. Et même les squelettes regarderont de travers, leurs orbes vides attristés, peut-être auront-ils compris.
    Trèfle était cet être rare à quatre feuilles, qui n’avait pas encore changé et demeurait pur, trop innocent, encore un enfant, encore enfermé dans cet air et ces manières que la nature lui a donné, n’en connaissant point d’autre. Il apprenait à s’émerveiller de ce qui est bien, de ce qui est beau ; s’effrayer de ce qui est laid. Ou cette inconcevable fascination pour ce qu’ils font et qui est mal, ce qu’ils sont en assumant. L’on s’achètera, l’on se vendra au vent des hémisphères ; l’on se jettera, se prendra contre un peu d’éphémère. Il deviendra … eux, et c’est un peu se prostituer, n’est-ce-pas ? C’est dégradant, avilissant, rien qu’à imaginer. Pourtant, c’est tentant, être enfant de septembre, mais plus que par le corps ; l’être par cœur, la fièvre et l’esprit. Ici, où tout se passa à l’envers, cette impression que les gens vivent la nuit et que la nuit devient le jour. Qu’il vaut mieux faire le mal plutôt que le bien. En quoi est-ce meilleur ?
    Il suffirait de trouver le flacon, pourvu qu’il y ait l’ivresse. Ce n’est pas dans cette vie que l’on paye, alors il préfère s’exclure de la partie. De sourire, les rencontrer, rire et pleurer en même temps.
    Faudra choisir un camp, l’obscur ou la lumière.
    Solitaires, solidaires … L’obscur ou la lumière.




    -----


    Relations ? None. Disons que Trèfle est un fugitif, qu’il n’a aucune connaissance, qu’elles soient familiales ou amicales, ou même de simples relations. Il faudra donc qu’il apprenne. Peut-être que son post de serveur au 'Evil Apple' l'y aidera.
    Code du règlement ?
    [OK]



La belle Alice nous a menti sur les merveilles de son pays …
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Marshare Blitz
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MessageSujet: Re: TREFLE - Some days, you just feel like it’s a perfect day.   Jeu 11 Juin - 20:17

Et est-ce qu'il porte bonheur ?
Non parce que sinon tout le monde va le vouloir hein ~

VALIDÉ

_________________
Je vous en prie, ne m'en dîtes pas davantage. Attendez le rêve comme vous l'a dit la femme au village. Je comprends ce que vous ressentez, mais quand on met les émotions en mot, elles deviennent des mensonges.
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