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 Lex Brady. L'homme invisible. Le voyeur.

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MessageSujet: Lex Brady. L'homme invisible. Le voyeur.   Ven 12 Juin - 22:24

Nom : Brady
Prénom : Lex
Surnom : Vous trouvez pas que Lex c’est assez court comme ça?
Âge : 20 ans et des brouettes
Occupation : Etudiant. Potentiellement en recherche de travail.
Channel : [ Night ]



Day
&

Night



What about my look ?


⌠ I’m invisible.⌡

- Tu as déjà entendu parler du gars, vautré au fond de la salle.
Tu sais qu’il est forcément là. Chaque salle a son gars vautré au fond.
Mais l’as-tu déjà vu ? Es tu sûr qu’il existe ? Peux tu dire de quelle couleur sont ses yeux ?
- Non, bien sûr. Qu’est ce que ça peut te faire, hein ? Maintenant, imagine que ta vie en dépend. Toujours pas capable de
trouver cette couleur ?
- Pour info, ils sont bleus. Presque gris. Je vais être sympa, tu as une deuxième chance. Plus facile. Ses cheveux ?
- Désolé, ici, pas de coup de poker. T’es mort deux fois, tu ferais bien de faire attention. Je vais te le dire, il les a noirs.
Ouais, forcément, c’est le type du fond, il a le droit d’être obscur.
- Maintenant que tu es mort deux fois, tu joues ta chance pour le paradis. Imagine. Il n’y a peut-être rien après la mort,
mais est-ce que ça vaut le coup de passer à côté de ta chance ? Alors écoute bien. Parce que sinon je l’appelle, et il ne
sera pas tendre. Retiens bien. Sinon c’est lui qui te casse la gueule, et Picasso se sentirait tout con à côté de l’œuvre de
ton visage ; et je suis sûr que dans la méga teuf là haut Dieu laisse pas rentrer les terato-machins. Soit sûr de le
reconnaître, et alors tu monteras tranquille.
- Le gars du fond, comme je le disais, il a les yeux bleus, et les cheveux noirs. D’accord. Il a toujours de longues et fines
jambes, qui empêchent les autres de prendre le siège devant lui, parce ses pieds, pourtant pas si grands, font peur.
Peut-être à cause des chaussures en toile vert crasseux à la limite de la désintégration spontanée, ou alors du jean
complètement arraché à force de marcher dessus. Peut-être aussi parce qu’ils supportent le poids de ces jambes, qui
semblent avoir une vie propre ; comme deux grandes pattes d’araignée se croisant et se décroisant, attendant leur
proie… Des jambes qui auraient pu pousser quelques filles à se damner, et pourquoi pas des mecs aussi, si elles n’avaient
pas été portées par le gars du fond. Du même genre que ses jambes, en plus discrets et plus arachnéens encore, ses
bras et ses doigts sont à peine musclés, préférant la discrétion, le camouflage, puis la surprise de celui qui finalement fait
les frais de sa maigre, mais bien placée, force. Curieusement, tu verras que c’est son visage que tu auras le plus de mal
à voir, parce que généralement, une fois que tu as vu et reconnu ses quatre membres, peut-être en vendant au passage
ton âme au diable, tu l’auras forcément reconnu, et tu n’auras pas eu envie de voir plus loin. Compréhensible. Mais
sache, au cas où, que son visage n’est pas si impressionnant que ça ; il est humain, n’a pas de crocs, pas trois yeux à la
place d’un. Il n’a même pas l’air méchant, pour te dire ; il est peut-être pas sympathique non plus, mais bon, juste
normal. Banal. Un peu blasé, un peu hagard. Un peu absent. Un peu invisible quoi. De telle sorte que s’il est pas au fond,
il n’y a aucun moyen de le différencier des autres étudiants plus basiques ; pas de coupe de cheveux excentrique, juste
des cheveux courts en bataille dans le genre des jeunes à l’air négligé savamment étudié. Sauf que lui, c'est le contraire,
il est vraiment négligé et ça lui donne l'air savant.
- Ca va, t’es sûr que tu n’oublieras rien ? En bref, une Opilione commune d’ 1m87 pour 64 kg, qui ne paie pas de mine si
tu l’enlèves de son contexte. Mais dès qu’il retrouve son fond, tu sais ce qu’il devient, hein ? Intimidant, hein…

- Quoi, encore une question ? Je sais ce que tu vas dire.
Ouais, voilà, comment je sais ça, alors que le gars du fond, il est toujours là, mais il peut pas être partout à la fois, donc
forcément, gnagnagna.
Tu te trompes.

⌠C’est toujours le même⌡

⌠Take the money and run⌡

Eh ben oui, ça te choque, que ce soit toujours le même. Mais attend, t’as rien entendu.
Parce qu’en plus d’être celui qui te guète la journée, c’est aussi lui l’impression d’être observé que tu as le soir, quand
c’est pas vraiment une impression.
Ben oui, le gars noiraud, c’est aussi lui. Avec sa grande dégaine négligée, dans le genre qu’à rien à faire au même endroit
que toi, avec son pull noir un peu trop grand et les mains dans les poches, t’as l’impression de l’avoir déjà vu quelque
part. Est-ce le démon de ces jolies jambes qui te met la puce à l’oreille ?
Pas forcément, c’est juste qu’effectivement tu l’as déjà vu. Il te regarde tout le temps, d’ailleurs. Tu jurerais même qu’il te
mate, avec son petit sourire en coin, avec son éternel cliché du glamour dans la bouche, dont il crache délicatement la
fumée… Une apparence pas très classe, mais simple, attirante, sauvage… Il y a quelque chose de fou derrière ces yeux ;
et de là où tu es tu ne peux pas être sûr que c’est parce que ce qu’il fume n’est pas du tabac. Ca peut sûrement lui
arriver.
Tu te retournes, pour demander à quelqu’un qui c’est, malgré la certitude de passer pour un imbécile par la suite ; si il a
réussi à entrer avec cet accoutrement, c’est qu’il connaît tout le monde.
Pourtant, quand tes yeux font demi tour, il est plus dans le coin. Comme un mirage, vanished.


⌠Il est déjà sorti par derrière.⌡





Where's my mind ♫



⌠Ainsi fond, fond, fond…⌡

Fond :
1. Le bout. Le coin. Le truc que personne ne regarde.
2. P3 de fondre. Dégouline. Rétrécit. Se rétracte.
3. Money.


One.

Pourquoi là ? Pourquoi pas ailleurs ?
Parce que depuis le fond, on peut surveiller tout le monde. Observer chaque mouvement. Jack qui se gratte l’arrière train.
Debrah qu’a oublié sa culotte ce matin, zut. Lex est comme ça, il regarde, tout le temps, tout le monde, chaque geste ; à
tel point qu’on peut dire qu’il est gênant, par moment. A l’inverse, les oubliés de Dieux sentiront leur moral remonter à
être matés comme ça. Parce que si Lex regarde quand c’est beau, comme tout le monde, il regarde aussi quand c’est
moche. Qu’on ne croie pas que ça l’excite, les thons, juste que de temps en temps, une cure de gerbe ça permet de pas
se laisser blaser par ce qui vaut le coup.
Ce qu’est bien, aussi, au fond, c’est qu’on ne vient pas l’embêter. Quand il est vautré sur sa table, les autres élèves
viennent pas le déranger, ne s’amusent pas à lui lancer des boulettes même si c’est de leur âge. Et puis, ça lui donne un
genre, même s’il prétend ne pas s’en rendre compte. Le silencieux vautré au premier rang, c’est soit le cas social, soit
l’autre qui bosse tellement ses cours que le jour il n’est même plus capable de lever son visage boutonneux vers le
tableau. Le silencieux vautré au fond, par contre, c’est le mec cool, un poil rebelle. Et puis, le prof non plus, lui adresse
pas la parole, du coup. Ca l’arrange bien, les relations sur le schéma « pote du lycée » ou « prof élève », ça lui donne de
l’urticaire.
De toute façon, il n’adresse la parole à personne.
Vu qu’il est muet.
Il ne se rappelle même plus si il a vraiment un problème à la gorge, s’il n’a jamais appris à parler, ou si il a juste décidé
un jour que ça ne valait pas le coup d’user des calories pour ça. Il ne se souvient pas avoir vu un médecin qui lui parle de
dysfonctionnement vocal. Et il sait bien que tous les gosses, même les anarchistes en couche culotte, apprennent tous à
parler. Alors c’est bien que ça doit être la troisième option. Mais bon, maintenant c’est trop tard pour s’y remettre. Un
marqueur et un carnet dans la poche, ça lui suffit pour communiquer les rares choses qu’il a envie de « dire », quand
encore un simple geste ne suffit pas ; à force de rester coi, il a finit par développer son sens de la gestuelle.
Alors bon, des amis, autant dire tout de suite qu’il n’en a pas, ou peut-être peu, un qui serait hypoallergénique. Hors de
son coin, il a pourtant l’air sympa, même s’il à toujours l’air grognon ; mais quand quelqu’un s’obstine à vous fixer quand
vous voulez lui adresser la parole, je suis sûr que vous abandonnez vite…


Two.

Ce qui fond, c’est surtout son cerveau. Lex avait l’énergie potentielle cérébrale d’un demi génie. Jeune, il était plutôt dans
le genre élève modèle. Mais il a décidé de ne pas rentrer dans le monde des adultes. De rester à l’époque où faire le
poisson rouge toute la journée était permis, voire encouragé si le poisson en question savait colorier. Alors les cours lui
sont passés peu à peu par-dessus la tête. Au collège, malgré ça, il restait le petit intello spontané du genre qui fait
enrager les prof : brillant, mais à la limite de l’insolence. Vint le lycée, et peu à peu, le niveau plonge au fur et à mesure
que Lex passe de plus en plus de temps à dormir en cours. Encore dans la moyenne en fin de lycée, il ne s’occupe même
plus de faire les devoirs en fac de science. Et ce qui n’est pas utilisé laisse petit à petit la place au reste.
Surtout que le manque de sommeil n’arrange pas les choses. Il dort en cours, presque tout le temps ; ou plutôt il
somnole, l’œil vitreux, pour rester dans une pseudo légalité.


Three.

Mais alors, si le petit Lex ne fait rien de sa vie, comment est ce qu’il suit financièrement ?
Parce que papa et maman sont toujours derrière à lui payer son appart. Plus pour longtemps, certainement, puisqu’il sont
sûrement en ce moment même en train de cracher sur la décadence de leur fils unique, adolescent rebelle et asocial
éternel. Puisqu’il ne leur rend plus du tout visite, pourquoi se donner la peine de lui donner de quoi… De quoi… Boire, très
certainement, fumer, se droguer, jouer, que savent-ils encore…
Va très certainement falloir que Lex s’hoche le train pour se dégoter un petit boulot.


⌠Un boulot de nuit…⌡

⌠Le fond du tunnel : l’impasse ?⌡

Après une journée tout à fait vide, vient la nuit.
Le grand amour de Lex. Quand il n’y a pas de lumière, il devient encore plus invisible. Et ça, c’est génial. Le Lex qui sort
de l’appart à 22H n’est pas du tout le même que celui du matin. Certes, il ne parle toujours pas, et il ne sort pas avec une
bande de copains bruyants et fêtards.
Mais là où le petit scrutateur gênant sévissait, se dévoile maintenant un voyeur en puissance.
Traîner dans les rues en quête d’une scène à se mettre sous la dent, voilà ce qui lui fait préférer l’air aux queues des
pissenlits. Par-dessus tout, c’est le sang chaud qui bas au tempes des gens qui le fascine.
Généralement, la première étape, c’est la chasse à la jeunette. Dans les rues en coupe gorge, il arrive qu’il y en ait une
qui se perde, ou qui doive retrouver sa maison à une heure plus tardive que d’habitude. Alors, clope au bec, Lex
commence sa traque : il poursuit la jeune fille en détresse, qui devient complètement parano, affolé par ce grand gars
noiraud et louche… Il ne touche jamais à ladite minette, c’est juste lui coller une belle peur, voir le sang qui l’agite en tic
nerveux qui l’amuse.
Deuxième étape, les groupes de gens bourrés, que ce soient ceux qui avaient un mariage, un match de Dieu sait quelle
connerie de sport, ou qui étaient simplement ravis de se retrouver. Posté non loin, bien visible, il observe les
comportement désinhibés des victimes de l’alcool. Il arrive qu’il se batte. Il n’est peut-être pas très épais, mais en
compensation il a développé une certaine agilité et sais où frapper pour faire mal. Le sang aux veines, c’est bien, mais de
temps en temps, un peu de vrai sang sur les mains, que ce soit le sien ou celui du buveur, ça fait du bien aussi. Et puis
de toute façon, battre un mec complètement raide, c’est par définition pas si dur.
Enfin, une fois que la nuit a bien avancé, vient la tournée des portes de derrière : bars, restaurants, boîtes de nuit ;
d’aucuns seraient impressionnés de voir ce qui peut en sortir. Il grimpe généralement sur les toits, ayant l’habileté
nécessaire pour sauter, la taille requise pour escalader, et l’épaisseur demandée pour se faufiler. Perché tel un corbeau,
là haut, il se régale de toute sorte de scènes où le sang, toujours le sang, chauffe certaines partie du corps humain,
suivant si c’est plus gore ou salace.
C’est ce Lex là qui est souriant. Qui est allant, totalement débarrassé de toute forme de timidité, de tabou, de pudeur. Il
est même devenu un incontournable d’un petit bar, le drôle d’oiseau, le jeune fringant des lieux, vers qui convergent les
jolies filles de la soirée pour dire qu’elles ont passé la nuit avec un type populaire. C’est aussi l’endroit où il assume ses
petits penchants. Les jolies filles, il n’y touche pas, ou exceptionnellement. Lui, il regarde se toucher.

⌠Parce que le type du fond est aussi un voyeur.⌡




Relations ? Existantes. A voir.

Code du règlement ?
[OK]


Dernière édition par Lex Brady le Mer 1 Juil - 12:42, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Lex Brady. L'homme invisible. Le voyeur.   Ven 12 Juin - 23:41

La nuit est la plus belle des amantes, non ?
Et mention spéciale : " Chaque salle a son gars vautré au fond. ", j'adore !

VALIDÉ


Et attention à ne pas tomber sur une minette au sang chaud ~ 

_________________
Je vous en prie, ne m'en dîtes pas davantage. Attendez le rêve comme vous l'a dit la femme au village. Je comprends ce que vous ressentez, mais quand on met les émotions en mot, elles deviennent des mensonges.
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