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 Pour une herméneutique des envols ratés. {Miranda} ~ En pause.

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MessageSujet: Pour une herméneutique des envols ratés. {Miranda} ~ En pause.   Dim 7 Juin - 2:06

« Soyez fous ! Vous serez drôles, étant hagards. »


Les rictus du temps qui passe ne prêtaient pas à rire, ces temps-ci. Ce jour-là, les heures nocturnes s’étaient écoulées, goutte à goutte. Au loin, derrière les bâtiments plongés dans l’obscurité, un mince halo de lumière. L’auréole des réverbères, sous les dehors d’une ville angélique. Fréneuse leva les yeux vers le ciel brodé d’étoiles. Cueillir du regard les frémissements des astres et leur conter ses propres histoires. Le jeune homme se mit à arpenter les rues embrumées. Un pas devant l’autre, et derrière lui la somme des envolées perdues.
Il était tard, tôt, jamais, n’importe quand. Fréneuse sortit de l’intérieur de sa veste une montre à gousset rafistolée. Les aiguilles s’y embrassaient tendrement hors de leur cadre. Il avait bien tenté de la vendre. N’était-elle pas en argent ? Elle restait immobile, dans sa main, privée de sa chaîne, marquant l’oubli des heures. Qu’importe. Il avait respecté ses rendez-vous, réglé quelques commerces. Il avait même vendu des herbes et des aromates à ceux qui tentent d’assaisonner leur morne existence. Il était seul, à présent. Le cri d’un chat-huant, dans la ruelle là-bas. L’écho d’un soupir dans une impasse. Le bruit d’une allumette que l’on craque. Chut.

Âme, ma sœur-âme, ne vois-tu rien venir ? Je ne vois que l’asphalte qui s’endort sous les résurgences du souvenir.


Une escarmouche vint le bercer de son bourdonnement lointain. Dans les dernières heures qu’il lui restait, à qui pourrait-il conter les folles journées … qu’il n’avait pas trop vécues ? Il avait bien mieux à faire, après tout. Il avait longtemps préféré entraîner la muse au Cabaret et ignorer les visages familiers qui le cherchaient en désespoir. Il était tellement plus doux de duper les inconnus … Fréneuse rajusta son vieux chapeau défraîchi et se redressa légèrement. Opprimé du chef, il se pavanait presque, étalant ses couleurs, rétractant ses ailes. Devant qui ? Les rues lui semblaient vides. Peut-être devant cet autre lui-même qu’il avait laissé au magasin des accessoires. Ses multiples prénoms prenaient la poussière avec des dénominations fictives et des honorifiques en carton. Promesses non tenues. Il cherchait à retrouver ces agréables dérives que son esprit se plaisait à lui fournir. Hypotyposes saturniennes à visiter, les soirs d’hiver. Dans les volutes des fumées familières.

Âme, ma sœur-âme, ne vois-tu rien venir ? Je ne vois qu’un paysage d’immobilité prune perdu dans des frissons d’oubli.


Et les tiraillements des faims importunes ! Fréneuse éclata d’un rire lunaire de faune encanaillé. D’une démarche vacillante, vint se poser sous l’humble rayon de l’astre, et leva la tête, laissant la dame de bonne volonté effleurer sa joue de sa lueur blafarde. Face peinturlurée de blanc cold-cream, elle semblait pleurer aux plaisanteries de leurs échos simulacres. Les rivières d’insanités roulent, ignorées des mal-pensants et des chasseurs d'épaves. Les ruisseaux à emplâtres causent des diamants du jour, et des lumières que ceux d’en dehors ne comprennent plus. Fréneuse ferma les yeux. Se livrer au doux sentiment de l’existence, facticités faciles et comptines d’automatismes. Chut.

Âme, ma sœur-âme, ne vois-tu rien venir ? Je ne vois que les grands barbares blancs qui cuisinent je ne sais quelle mélancolie noire.


Suffit. Là n'était pas l'heure des atra-bipolaires ! Fréneuse se dit qu’il était temps, dans la ribote des âmes, de faire un coup d’éclat. Il se redressa de toute sa hauteur, pauvre silhouette fatiguée, et d’une voix qui conservait les derniers échos de ses talents d’acteur, proclama haut et fort ses dernières dignités. Roi des machineries déboussolées ! Un seigneur parmi d’autre parmi les gueux, pardi ! Il leva les bras, les mains perdues dans ses manches trop grandes, et adressa ses prières instables aux muets interlocuteurs du haut.

- Maladif hallali des groseilles, je vous salue. N’en déplaise au grand Sucrier Spiritueux, je m’autoproclame roi des Gueux.

Un salut sous les applaudissements d’une pluie qui tombe. Il lui sembla alors apercevoir une silhouette au loin. Fréneuse soupira d’aise, et ne se tint plus de joie. Et pour montrer cette jolie voie qu'il voyait à présent toute tracée derrière lui, laissa son visage se fendre d’un large sourire. Un premier disciple. Un dé-tracteur, aussi, peut-être. N’importe, un regard où mirer les métamorphoses du jour. Où rire de ses antisthèmes et de ses anarcholutes. Il s’approcha, l’air affable, vers l’ombre à méconnaître. L’obscurité des rues l’empêchait de distinguer ses traits. Qu’importe.

- Bonsoir, l’ami ! Nous voilà devant notre premier sujet, n’est-ce pas merveilleux ? Et je vous interdis de dire que vous n’avez pas voté pour moi. J’ai le plaisir de vous annoncer que je me suis, en concertation avec moi-même, autoproclamé. Que venez-vous donc faire dans les par-âges ? Voudriez-vous accorder un instant au seigneur des causes perdues ?

Âme, ma sœur-Âme, ne vois-tu rien venir ? J’aperçois les soupirs d’une phalène aveugle aux rutilances des chrysalides.


[...]


Dernière édition par Jean de Fréneuse le Ven 3 Juil - 17:06, édité 1 fois
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Miranda Manning
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MessageSujet: Re: Pour une herméneutique des envols ratés. {Miranda} ~ En pause.   Dim 7 Juin - 13:22

Skylines ! Il y avait une fatalité certaine à vivre dans un tel quartier. L'obligeance désintéressée de la société d'assurer des boîtes en carton comme héritage à ses malpropres. Oh, on était pris en charge. On nous ôtait le droit de grincer les dents. De se plaindre, et d'exister. Les gens à la rue existent. Jusqu'à subir leur aide, à leur tour. On allait les entasser dans le mauvais sens, les plus petits en dessous juste pour entendre leurs genoux flancher, juste pour en faire moins au final, parce que, vous comprenez.. La société ne peut aider tout le monde. ♥️ Surtout lorsqu'on savait que, six rues plus loin, dans la bonne direction, les gouttières devenaient en bronze et s'affublaient de têtes de poissons. Véritables révélateurs extérieurs de la richesse que les gouttières forgées. Les soieries brûlent. L'or s'éparpille. La mort atteint leurs enfants, et puis leur engeance, et la cuillère en argent qu'il avaient à la bouche leur est volé. Mais qui se souciait de la générosité des tuyaux ? Voila quelque chose proprement immuable. Miranda appréciait les tuyaux. Ils avaient une touchante façon de faire leur office, éternellement surpris de cracher des feuilles et de la flotte.

Il revenait des Skylines. L'un de ses délicats jeunes chimistes d'apocalypse s'était répandu au téléphone, accusant mille choses abstraites, propres à ceux qui voient l'envers de leur esprit poudré de talc. Juste pour une explosion. Et un cambriolage. Et - Et - ..Et au final, trop d'évènements pour ne pas simplement croire que la marchandise était passé ailleurs qu'entre les pattes de l'avatar de mauvaise bible que figurait Jethro. Cela avait éveillé une curiosité morbide qu'il ne se connaissait pas. Il s'imaginait fouiller une boîte à la recherche d'une paire de gants, les épingler à son veston comme des fleurs chirurgicales (Règne : Plantae , Sous-Règne : Polychlorure de vinyl, Ordre : Etrangleur(générique.)), sortir. Et puis rendre une visite de courtoisie pour lui offrir un bouquet de semonces adressés du fond du cœur.
Cela éclatait en couleurs jolies et opaques où dominait le rouge.

A vrai dire, cela ne se passa pas ainsi. Miranda n'attentait pas à la vie des gens. Il était gentil. Sweet cat. Ronronnant. Il ne pouvait rien faire d'autre qu'un gentil speech, agiter ses doigts spatulés et s'appliquer à passer un savon uniquement verbal. Et jeter son bouquet, de dépit, parce que les lignes de ciel avaient été consommées avant qu'il n'ai fixé leur tarif.

Rapatrié, l'Underground. Les murs collaient et dégoulinaient uniquement parce que leurs habitants voulaient faire croire à leur précarité. D'autres murs, des cloisons de papier, s'étaient transformés en picture-discs, juste un peu plus avant dans le temps. S'il n'avait pu rien dire, Manning, c'est qu'un autre s'en était chargé avant. Crachin rose sur le papier-peint. lignes de sang. Surimpression de visage, avec la pommette, les mèches mouillées, presque même l'expression de terreur résignée propre à ceux au courant de leur fin depuis trop longtemps. Blanche Neige s'était offert une fidélité radicale.
Rapatrié, l'Underground (donc). Rouge aux joues et images dans la tête. Mauvaise journée. Mauvaise journée. Double-putain-de-mauvaise journée. Les cigarettes s'enchainaient entre ses doigts et expiraient prématurément. Il avalait leur mort et leur calme et leur évanescence grise ainsi qu'un dernier salut. Il devenait la ville à chaque bouffée. La ville et son béton, et son hydrocarbure, et sa pensée fuligineuse. Je suis en phase avec le monde !

Voila quelle figure allait trouver la chenille. Un homme particulièrement voûté sous le poids de cette aura pulsante et noire qui semblait matérialiser l'intégralité de ses problèmes. On pouvait quasiment y percevoir des éclairs et une mer déchainée, où un marin mangé aux mites louait la chasse à la baleine blanche, perché tout seul sur sa barcasse grinçante. Split your lungs with blood and thunder ! C'était largement suffisant pour repousser n'importe qui. Ça et le regard inhabituellement franc, quoi que sans gain aucun d'autorité. Cela aurait du lui garantir la paix. Alors il ne s'abima pas à détailler la silhouette à tête télescopique, l'assimilant au décor honorablement absurde de l'underground.
Jusqu'à ce qu'elle lui parle. Qu'elle le ramène au présent.

Fréneuse ! Bien sûr. Il reconnut la voix, et le papillonnement verbal intensif dès les premiers mots. Fréneuse est de cette engeance qui n'arrive pas à exprimer une idée sans la passer à travers tout un kaléidoscope de divagations. Tenter de démêler des concepts cohérents sous le double ou triple sens de chacun des mots du collègue était un exercice de traduction généralement trop poussé pour le simple et basique ancien légionnaire. Ça, et puis son attitude, son décalage perpétuel, jusqu'à ces bouts de doigts ressortant de ses longues manches généraient en lui un agacement maladif qui se manifestait automatiquement en présence de l'olibrius. Comme s'il y était allergique.

Et en parallèle, Manning sait qu'il n'aurait pas stoppé sa course pour beaucoup d'autres gens. Lui, si. Fréneuse, si. Pas qu'il n'accorde soudain crédit à son verbiage. C'est juste une vague sympathie, qui prend naissance aux mêmes sources que son prime urticaire. Le respect désabusé, vaguement affectif, dépouillé qu'on génère pour les originaux, le fataliste sourire en coin de mère dont le gosse déclare voir des fées. C'est pas suffisant pour le suivre dans sa logorrhée fantasmatique, juste pour s'immobiliser et lui répondre.

- Salut, Fréneuse. On dirait bien qu'vous êtes en forme.

Luigi.Crocodile aurait donné dans la paranoïa, l'aurait insulté, l'aurait accusé d'avoir tué son poudriste. Mais Luigi.Crocodile n'existait pas vraiment, et n'avait aucun ascendant sur Miranda. Tout au plus le collait-il dans des situations impossibles desquelles le manque de ressemblance l'en faisait ressortir sans trop de dommages. Fréneuse était trop dissipé entre la réalité et l'onirisme pour imaginer quelque chose d'aussi cruellement tangible qu'un assassinat.

Battant le sol du bout d'un talon, il constate seulement qu'il pleut, qu'il est trempé, et puis, qu'il a froid. Qu'il s'évertue à tirer sur une cigarette trempée et éteinte, toute froissée d'être traitée de la sorte. A croire que la débauche mentale de l'un fait reprendre les esprits à l'autre. Une main passe sur son front, en chasse les cheveux trempés, qu'il redistribue sur ses tempes.

- Il pleut.

Oui, il pleut. Cette constatation éclate la bulle noire pleine de marée et de tempête, et renvoie le chasseur de baleines au mouillage avec tout un chapelet de jurons d'où surnage un squelette de pantoufle.

- Qu'est-ce que j'peux faire pour vous ?

..Ô seigneur des causes perdues, à commencer par la mienne ?
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MessageSujet: Re: Pour une herméneutique des envols ratés. {Miranda} ~ En pause.   Ven 12 Juin - 1:02

"L’éternité ! – Point ne m’en faut.
C’est tentant comme un jour de pluie."


Fréneuse se laissait tendrement prendre par les vertiges des imaginaires. Se perdre dans les monologues oublieux des nuits monochromes ! Jouer une énième comédie et tenter d’y croire … Il y avait dans ce regard qui se dérobait la détresse de l’acteur peinturluré qui se perd dans les pistes rondes. Les yeux se détournent de lui - la déchéance n’est belle que vue de dos. On peut lui coller des rapiècements d’absurdité, et l’homme égaré se mue en Arlequin ricaneur. Dans un coin de la pièce à Carnaval, Fréneuse dressait des illusions incomplètes. Oh ! S’endormir loin des couleurs du jour sans plus voir les sourires moqueurs des silences qui donnent à penser … Le silence avait un visage multiforme qu’il valait mieux éviter de regarder. On ne savait jamais de quel côté son regard se tournait. Ce qu’il pourrait bien s’amuser à désigner, l’air de rien. Fréneuse avait pris l’habitude, dès qu’il voyait cet individu au long manteau sombre, la mine altière, l'air si suffisant, de l’ignorer avec superbe. Il y avait de quoi être fier : il savait qu’il mimait magnifiquement le dédain … Orgueil d'acteur devant des miroirs désaffectés.

Tandis que la chenille se gargarisait de ses mépris affichés, la silhouette qu’il avait hélée sortit de l’ombre et le rejoignit dans les halos pâles des projecteurs nocturnes.

- Salut, Fréneuse. On dirait bien qu'vous êtes en forme.

Tiens, c’était donc lui ? Un autre de ces envoleurs d’impressions : Jethro, vendeur de chimères. Fréneuse resta figé dans son attitude, statue grotesque, figure des emberlificoteries. Eternellement surpris, à tenter de démêler l’écheveau de ses pensées ... Sans grande application. A perdre patience, l’on tirait négligemment sur les fils, et les nœuds se resserraient davantage … Bonjour, vous. Je vous aurais donc parlé … ?

Oh, bien sûr ! Le premier sujet. Il ne restait plus maintenant qu’à songer aux parures des adjectifs et aux révoltes des adverbes … Il y avait quelque chose de pas clair dans ces grand mots-là … Il-ne-savait-quel petit regard sournois, caché entre les doubles consonnes, et les insinuations fausses des « ment » finaux. Peut-être les invariables méditaient-ils quelque méfait dans les jours à venir. Un coup d’éclat grammatical, une rébellion syntaxique qu’il faudra maîtriser à coup de compromis ridicules. Ce qu’en disaient les verbes ? Oh, ne passons pas tout de suite aux choses sérieuses : il s’agissait de procéder méthodiquement. Jethro ne figurait pas parmi ses interlocuteurs les plus conciliants. En outre, il manquait singulièrement de fantaisie ! Voyons, pouvait-on encore être sérieux, à notre époque ? Il regarda son interlocuteur, qui semblait se battre avec sa mine soucieuse. Jethro leva une main devant lui, écarta de son front quelques mèches de cheveux. Gouttes d’eau.

- Il pleut.

Il pleut … Rondeau estrambotte. La belle affaire ! La chimère a brisé son front contre l’Azur. Et le ciel crevé déverse le flot continu de ses dernières déconvenues. Fréneuse tressaillit. Dans son dos, le souffle d’un vent frais qui se lève – soir d’eau. Rage des eaux meurtries. Le jeune homme frissonna alors que la confidente se voilait de noir. Deuil de sa lumière ou soucis de prendre froid ? Un court instant, il crut sentir une vague tristesse recouvrir ces impressions fugaces. Un instant. Puis un sursaut. Il saisit les désarticulations de son esprit et en brisa les fils qui menaient, à dos de funambule, jusqu’au vague-à-l’âme. C’était bien plus qu’une averse. C’était un spectacle. C’était l’écho des applaudissements, c’était la marque de l’approbation des endormis. Chaque goutte d’eau, percée des lueurs des réverbères, était un regard. Fréneuse entendit la voix de Jethro résonner de nouveau.

- Qu'est-ce que j'peux faire pour vous ?

Avait-il entendu l’alignement simple des mots ? N’avait-il pas simplement saisi au vol l’intonation légèrement montante, pour y placer les suggestions dont il rêvait et les interrogations qu’il souhaitait entendre ? Avait-il seulement saisi les mots qui avaient été proférés par son interlocuteur ? Toujours est-il qui s'affubla de la plus belle amabilité qu'il pût trouver et se para des restes épars de ses grandiloquenteries. Et d'un large sourire ...

- Détrempez-vous, cher collègue. Je cherchais un comparse zutiste pour échanger quelques impressions montantes. Avec l’accord des grands héliotropes, bien entendu.

Sa voix baissa d’un ton, et d’un geste un peu trop théâtral, il sortit une de ses mains papillonnantes du chaos obscur de ses tissus éminents, et la plaça au niveau de ses lèvres, comme pour préserver un éventuel secret des oreilles importunes.

- Voyez-vous, je cherche à tuer le temps. Mais ne lui dites pas, il risquerait de mal le prendre …

Embouteillage de briscatelles dans son esprit. Il lui suffisait d’un semblant de regard, d’une infime marque d’attention, et les mots roulaient, perles baroques et rocaille de pacotille. Deux fines mains qui chorégraphiaient les mouvements de voix, les sauts de ton. Et Fréneuse se mettait en scène, joyeusement ridicule, délicatement lointain. Exhibait les pardessus rapiécés de ses rêveries, marionnettes traîne-savates. Figures fatiguées à évoluer dans l’indistinction des pluies.
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