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 Une autre façon de dire je t'aime ~ ? [Pv Marshare]

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Auxentius Lucian

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MessageSujet: Une autre façon de dire je t'aime ~ ? [Pv Marshare]   Mar 26 Mai - 18:48

« Des soucis, des soucis… Que des soucis… Des soucis aussi… »


Lulu était perturbé, très perturbé. Une main posée sur son front, l’autre sur un verre de… jus d’orange, tout simplement, le garçon plissait les yeux. Il avait mal à la tête. Mais bon sang, pourquoi tout ne pouvait pas aller parfaitement bien ? D’habitude, soyons clair, Lucian obtenait TOUT ce qu’il voulait. Ne cherchez pas, il n’y avait pas d’exception. Un petit battement de cil, une mine triste, ou dans les cas extrême, une de ses nombreuses crises d’adolescences, et le blondinet se faisait servir ses moindres désirs sur un joli plateau doré. C’était inéluctable, ça ne devait se passer que de cette manière là, il n’y avait pas d’autres issues possibles. Enfin… C’est ce que Lulu avait souvent pensé. Et alors qu’il ne s’y attendait pas, un jour, - ou devrais-je dire un soir ? – un dramatique incident fit voler en éclat les idéaux égoïstes de notre jeune protagoniste. Pourtant, tout avait ben commencé…

Une soirée comme une autre, pendant laquelle Lucian avait décidé de s’amuser, à sa façon. Son complexe de luxure ayant une fois de plus atteint ses quelques neurones, Lulu s’était mit en tête de partir " à la chasse ". Il était convaincu qu’il ne repartirait pas seul. Peut importe qui ça aurait été, cela n’avait aucune importance, du moment que par la suite, il passait un très agréable moment. Malheureusement pour l’adolescent, ses plans tombèrent à l’eau, à cause d’un jeune homme que Lucian n’était pas près d’oublier. D’ailleurs, encore maintenant, il continuait de penser à lui, sans relâche. Une réelle obsession, qui le bouffait petit à petit. Lulu fronça les sourcils, et lâcha son verre pour pouvoir frapper le comptoir face auquel il était assit avec son poing.

« Il est si embêtant… Sale mec’ !... »


Oh oui, quel être horrible. Comment s’appelait-il déjà ? Ma… Maxie ? Quelque chose dans le genre. Lulu ne voulait pas s’en rappeler, mais ce n’était pas le genre de personne qu’on pouvait oublier. Sans doute vous demandez-vous ce qui est arrivé? Pardonnez-moi, je vais vous le dire tout de suite. A cette " fameuse " soirée qui ne cesse de passer et repasser dans la tête de Lucian, il y avait eut un garçon. Très beau, il fallait l’avouer. Dans son état, le blondinet n’avait pas vraiment pu ignorer la présence de ce bel inconnu, mais voilà… Après avoir affiché clairement ses intentions auprès de ce gars, Lulu s’était prit le plus grand vent de toute sa vie. Le genre tempête de neige. Et en plus d’avoir été ouvertement ignoré, Lucian avait eut le droit d’entendre des critiques, des remarques et d’autres paroles très subjectives qui lui avaient fait perdre toute trace de sang froid – en admettant que Lulu en ait quelques gouttes… -. Bref, le désir charnel de l’adolescent s’était complètement désintégré, et à la place, il se transforma en vilain petit garçon. Il avait alors enchainé insultes et grossièretés en tout genre, mais il été finalement partit plus ou moins rapidement pour éviter d’en venir aux mains… Pourtant, cette histoire ne faisait que débuter.

« Si je le revois je… »


Ca ne servait à rien d’aller plus loin. Si Lulu continuait à penser à tout ça, il deviendrait dingue. Il était venu ici pour se détendre, alors il devait se calmer. Lucian s’étira sous les yeux désespérés du barman. Interloqué, Lucian l’observa d’un air interrogatif : c’était quoi son problème ? Il n’avait pas le droit de parler tout seul maintenant ? Les gens étaient décidément tellement lourds. Le blondinet fit une grimace, attrapa son verre de jus d’orange – ce n’est pas bon les vitamines, surtout pour lui… - et il quitta le comptoir pour aller s’assoir à une des tables, qui étaient bordées par de sobres banquettes en velours du genre très chic, mais également confortables. A cette place, Lulu pouvait voir les gens entrer et sortir. Ainsi, il essayait de se calmer en ne faisant rien. Après tout, il était venu pour se détendre non ? Mais ce n’était pas gagner. Les yeux rivés sur la populace qui défilait ici et là, bientôt, le blondinet devint tout pâle, avant de passer au rouge vif, et il ne pu retenir :

« Oh non… Pas lui… Haaa ce sale c… »


Lulu posa une main devant sa bouche et baissa la tête. Non non, il ne voulait pas s’énerver, il n’en avait pas envie, pas aujourd’hui. Depuis son réveil, il ne cessait d’avoir des images de ce sale type dans sa cervelle, et comme par hasard, ce pauvre mec osait pointer le bout de son nez. La vie était décidemment un authentique concentré de merde… Lucian commença à se lever pour aller changer discrètement de place : il ne souhaitait pas se faire repérer, oh non, tout sauf ça, mais alors qu’il se délaçait vers un autre endroit, le barman arriva vers lui, et demanda, innocemment – à moins qu’il ne prenait déjà Lucian pour un aliéné - :

« Ca ne va pas jeune homme ? »


Lulu hésitait entre le frapper pour le faire partir ou se cacher derrière lui, quitte à être prit pour un idiot. Mais en fin de compte, il se contenta d’expliquer :

« Et comment est-ce que je pourrais me sentir bien hein hein ? Vous êtes stupides ? ‘Tain… Regardez, vous voyez ce gars là-bas ? »


Lucian attrapa les épaules de l’employé et le fit se tourner, histoire que son regard soit dans l’exacte direction du garçon aux cheveux bleus. L’homme semblait un peu surpris mais également très ennuyé par la réaction du blondinet, qui n’y prêtait guère attention. S’il était fou, c’était son problème, pas le sien. Il avoua alors :

« Je hais ce type… Donc voilà, mettons les choses au clair… S’il me voit, vous êtes mort ! »


Parce que tout ça était de sa faute ! S’il n’était pas venu l’interrompre dans sa tentative de fuite… Lulu tapota l’épaule du barman, et décida enfin de le laisser tranquille, entamant alors sa marche pour pouvoir rejoindre les bains : c’était pour ça qu’il était venu à la base non ? Mais voilà, son destin fut tout autre, et le blondinet se retrouva avec une main autour de son poignet. Surprit, il leva les yeux pour voir qui était la personne qui osait poser ses sales pattes sur lui : c’était encore et toujours ce foutu barman. Lulu était choqué, et lançait à l’homme des regards d’incompréhension, alors que celui-ci commençait à le trainer à sa suite :

« Me tuer ? Vous plaisantez… Je pense que c’est vous qui allez mourir le premier ! »


De quoi ? La, Lucian n’était pas certain de pouvoir comprendre où il voulait en venir. Puis, petit à petit, tout devint très clair. La direction qu’avait prit l’employé ne plaisait pas du tout, du tout… au pauvre adolescent, qui, sans pouvoir faire quoique ce soit, se rapprochait de plus en plus de Maxie. Et, malgré ses vaines tentatives pour faire lâcher prise au barman, Lulu se retrouva devant… son pire ennemi ? Allez oui, on peut très bien dire ça comme ça. Ce n’était vraiment pas drôle cependant. Lucian se cacha le visage, rouge de gêne, alors que le barman s’en allait en rigolant. Il le tuerait, réellement… Il mettrait fin à ses jours de ses propres mains. Lulu soupira, et il osa poser son regard sur le jeune homme aux cheveux bleus, avant de rapidement tourner la tête. Il dit alors, nerveusement :

« Oh tiens… Un crétin… Hum, quelle surprise vraiment ? Haha… Euh dis, tu ne voudrais pas rentrer chez toi ? Ca ne te couterais rien, puis tu pollues mon air tu vois ? »


C’était toujours sympathique comme approche. Lucian ne savait pas pourquoi, mais d’un coup, il était stressé. Oui, ce n’était pas juste de la colère, de la rancune. Il y avait autre chose, et c’était franchement désagréable. Furtivement, le blondinet jeta un œil vers l’employé du bar qui les examinait avec un sourire vicieux : ça lui faisait plaisir à ce point ? Il prenait bien son pied au moins ? Vous ne pourriez pas vous imaginer à quel point l’énervement de Lucian était en train de monter crescendo. Sans se démonter, Lulu leva une de ses mains et abaissa tout ses doigts, laissant seulement dressé son majeur, royalement. Ce joli signe étant parvenu à son destinataire, Lucian croisa les bras et souffla une fois de plus faisant se relever quelques mèches de cheveux blondes sur son front. Et, toujours essayant de se contenir, l’adolescent tapait doucement le sol avec son pied, de façon régulière. Il ne savait pas combien de temps il tiendrait, mais au moins, il arrivait plus ou mois à se contrôler ne serait-ce qu’un peu. Mais sa colère continuait d’accroitre, et soudain, Lulu ne put s’empêcher de lâcher :

« Je me demande bien comment un type aussi laid que toi à pu me plaire… Je devais être sévèrement bourré… Erf… bah ce n’est pas totalement ma faute, va savoir pourquoi, j’ai toujours eus un certains penchant pour les salopes… »


Ces mots étaient sortis… naturellement ? Aussi blessant que cela puisse être, Lucian ne semblait pas franchement accablé par le remord. Un sourire mesquin s’était même dessiné sur ses si belles lèvres. Il devenait vraiment infecte parfois… Mais le pire, c’est qu’il n’arrivait même pas à en avoir honte.

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Marshare Blitz
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MessageSujet: Re: Une autre façon de dire je t'aime ~ ? [Pv Marshare]   Mer 27 Mai - 18:55

Vous savez, il y a des gens dont on a plus besoin que d'autres selon Marsh - Il vous recommanderait d'ailleurs de choisir vos amis en fonction de vos besoins du moment. Aujourd'hui, il rencontrait une des rares personnes à savoir que Marshare + Blitz = propriétaire du 108. Il connaissait même ses numéros de téléphone, son adresse et son numéro de compte en banque. Cet individu n'était autre que son banquier - n'allez rien vous imaginer. Il fallait être toujours bien avec ces petites bêtes-là et elles vous rendaient la pareille quand vous aviez de l'argent. Votre banquier est donc votre meilleur ami - plus si vous avez des affinités avec lui. Etant donné que le jeune homme détestait les rendez-vous trop officiels l'obligeant à se déplacer à la banque - et accessoirement à porter un costume pour faire un minimum sérieux, chose qu'il réservait aux mariages et aux enterrements. Ils avaient instauré une coutume : celle de se retrouver au Yebisu Onsen. C'était beaucoup plus discret et moins conventionnel. Et puis Marsh avait un petit avantage qui lui avait permit d'obtenir cette faveur. La journée se déroulait donc tranquillement. La discussion pouvait paraître légère mais il fallait se méfier. Sous la forme d'un divertissement, on parlait parfois de choses très sérieuses. C'était quelque chose qu'il avait appris à la maison d'ailleurs. Quoiqu'il en soit, leurs paroles étaient noyées dans le flot des voix masculines. Personne ne s'intéressait à ce que son voisin disait et c'était aussi bien comme ça. Sur un accord, ils retournèrent au vestiaire pour s'habiller. Le banquier reprit le chemin de son bureau pendant que l'homme jugea qu'il pouvait bien s'accorder un cocktail avant d'aviser de sa journée.

A vrai dire, il était d'excellente humeur. Tellement que cela pouvait paraître inquiétant. Bien séché, il monta au lounge bar les mains dans les poches. Un simple jean et un polo blanc composait sa tenue. Pour cacher en partie ses cheveux, un bonnet noir avait été placé dessus. En pensant trop à certaines personnes, on risquait de les voir apparaître devant nous, non ? Même si pour sa part, il ne pensait à personne présentement. Son esprit était rempli par le dernier album qu'il avait écouté juste avant de dormir. Presque en sifflotant, il pénétra dans l'endroit et s'arrêta en quête d'une table. Mais depuis quand le lounge était aussi bruyant ? Agacé, il décida d'aller s'asseoir le plus possible de ce bruit indésirable. Sur son chemin, il fit un agréable rencontre. De celle, vous savez qui embellisse votre journée. Même si ce ne serait sûrement pas partagé. Deux hommes. Le barman et une petite blonde qui lui rappelait un certain événement. Un sourire moqueur apparut sur ses lèvres. Tiens, tiens pourquoi il rougissait comme ça le petit ? Marsh se pencha un peu comme pour mieux voir son visage puis se redressa. Le blondinet avait du venin à revendre, on dirait. Enfin, vous savez ce qu'on dit hein ? Plus c'est petit, plus ça jappe. Pour être ici, il avait forcément de l'argent parental à dépenser. Si les bains étaient pour tout le monde, les massages et le lounge bar étaient des dépenses que certaines personnes ne pouvaient se permettre. Il y a l'essentiel et le superflu dans la vie.

« - Mais bien sur, je vais m'en faire un plaisir... De rester évidemment. Je ne savais pas que les mineurs venaient ici. Pas cours ? Pas de tuteur ? »

Passer du temps avec un tuteur, cela occupait, foi de Marshare ! Entrain d'étudier, sa place devait être là. À moins que ses parents ne veuillent en faire un parasite. C'était pas une demi-portion qui allait lui dire ce qu'il devait faire. Un sourire en coin apparut au coin de ses lèvres. Franchement, qu'est-ce qu'il faisait à traîner là ? Il était en quête d'une proie. Se faire serrer dans les vestiaires ? Nullement perturbé par le flot de paroles, il suivit le regard du petit blond et aperçut à son tour le barman. Non mais qu'est-ce qu'il voulait celui-là ? Son sourcil gauche se haussa en voyant le geste peu correct que l'adolescent venait de faire. C'était ça l'éducation qu'on donnait aux gosses de riches ? En même temps, personne ne s'occupait de leur éducation, n'est-ce pas ? Des saletés de mauvaise herbe, en quelque sorte, non ? Le voir s'énerver ainsi l'apaisait. L'amusait même. C'était finalement le meilleur divertissement qui soit. D'ailleurs, un rire s'échappa sous la nouvelle réplique. Vas-y petit, défoule-toi. Exprime toute ta frustration d'enfant pourri gâté jusqu'à la moelle. Il se moquait pas de mal de la perception d'autrui vis-à-vis de sa personne. S'il fallait tenir compte de tout le monde, cela devenait franchement ennuyeux. Alors Lucian pouvait s'exciter tout seul, cela ne le mènerait pas loin. Haussant les épaules avec nonchalance, le jeune homme se pencha, plantant ses prunelles à la couleur bien artificielle - le banquier connaissait aussi la vraie couleur de ses yeux étant donné qu'il les retirait les plus souvent lorsqu'ils restaient au bain.

« - Oh, je suis sur que tu as beaucoup d'expériences dans ce domaine, ma puce. Tu sembles très doué pour attirer les salopes... À moins que tu n'en sois une. Va te vendre ailleurs... »


Et il penchait fortement pour cette option. Il devait en avoir accumuler des conquêtes, le petit Lucian avec ses techniques. Comment il s'était présenté durant cette soirée. Ah oui comme Maxie, il ne devait pas commettre d'erreur. Règle numéro : toujours donner un faux prénom quand on ne parle pas affaire. Il fallait prévenir les ennuis et une personne connaissant déjà votre véritable identité était susceptible d'en être une source. De toute façon, un prénom restait un prénom, non ? Sa langue claqua contre son palais et il dépassa le jeune homme pour s'avancer vers le bar. Le barman le salua de la tête. Que désirait-il ? Un daiquiri. Bien monsieur. Voilà ce que leur échange visuel avait donné. Marsh prenait toujours la même chose à tel point que la question de la commande n'existait plus pour le moment. Ses coudes s'appuyèrent sur le comptoir alors que le verre était placé devant lui. Perfect timing. C'était d'ailleurs pour cette raison qu'il adorait venir boire ici. L'employé ne put résister à lui toucher deux mots au sujet de Lucian. Le petit avait eu un comportement pour le moins étrange à son arrivée. Si l'homme avait su de quoi il retournait. En même temps, ce n'était pas très intéressant non plus mais le barman ne l'entendait pas de cette oreille. Manifestement, il avait envie d'en savoir plus.

« - Stop ! J'en ai rien foutre de ce gnome. »

Chez lui, toute personne ne dépensant pas les 1m75 étaient de la catégorie des "gnomes". Les mots avaient été lâchés assez fort, intentionnellement évidemment. Si le blondinet ne les entendait pas, cela n'avait strictement aucun intérêt. Le propriétaire du 108 avait utilisé aussi la même intonation que celle dont il s'était servie pour rembarrer le jeune homme. Enfin il venait de passer une longue heure à parler affaire alors rn même temps, il avait envie d'entendre parler d'autre chose que d'un moustique blond. Un soupir s'échappa de ses lèvres et son corps quitta le comptoir pour se diriger vers une table. L'une des chaises offrait une vue sur le monde extérieur grâce à sa baie vitrée. Son verre en main, Marsh se cala tranquillement, son regard errant sur les passants qui dévalaient la rue, parfois en groupe, parfois seul.

_________________
Je vous en prie, ne m'en dîtes pas davantage. Attendez le rêve comme vous l'a dit la femme au village. Je comprends ce que vous ressentez, mais quand on met les émotions en mot, elles deviennent des mensonges.
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Auxentius Lucian

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MessageSujet: Re: Une autre façon de dire je t'aime ~ ? [Pv Marshare]   Ven 29 Mai - 1:47

Lulu se demandait sincèrement s’il avait espéré ne serait-ce qu’une seconde que Maxie capitule et s’en aille… la queue entre les jambes ? Bien sur, il ne fallait pas rêver. Lucian aurait du s’en douter, mais bon, voilà, ça n’avait été qu’histoire de pouvoir lui lancer une petite vanne, qui avait été sauvagement cassée soit dit en passant. Quelle méchanceté. Ce type était pourri jusqu’à la moelle, aussi, le blondinet s’amusait à bouger les lèvres en grimaçants, comme s’il se divertissait à faire une version playback des mots qui sortaient de la sale bouche de son interlocuteur. C’était une arme pitoyable pour se moquer, un truc de gamin quoi, mais il avait le droit non ? Il n’était toujours pas un adulte ! Ha, c’était ça la jeunesse. Liberté, méchanceté, moqueries, lala la ~. Oui, Lulu s’amusait bien mine de rien…

Des cours ? Mais bien sur… C’est bon, il était assez cultivé. L’école, c’était juste un truc hyper superficiel. Et puis ça lui faisait mal aux neurones. Déjà qu’il devait supporter, de temps à autres, une saleté d’instituteur à domicile. Le plus souvent, heureusement, ça finissait par une crise de larmes, des pages de livres déchirées voir même le bureau renversé. Oooh oui, Lucian n’aimait pas l’école, et réciproquement. C’est comme ça qu’au fil du temps, l’adolescent avait vu son cota de professeurs personnels diminué de façon très marquée. Quelques fois, la vie avait de très bons côtés.

Un tuteur ? Encore moins. Il avait ses parents, leur argent, et ça lui suffisait. Il n’avait nullement besoin d’une nourrice, sauf si c’était un gars super sexy, là, il y aurait un moyen de s’arranger ! Et d’ailleurs, en parlant de monsieur sexy… Qu’est-ce qu’il avait Maxie à le fixer comme ça ? Les sourcils froncés, Lulu semblait vouloir lire dans l’esprit du garçon aux cheveux bleus, même s’il savait pertinemment que ça lui était impossible. Et puis, il n’en avait pas franchement besoin, car apparemment, Maxie ne se dérangeait pas pour dire très très haut ce qu’il pensait tout bas. Aussi, les mots qu’il employa pour répliquer contre les méchancetés de Lucian laissèrent le blondinet sur le cul. Coi de perplexité, il restait figé au milieu de la grande pièce, les gens continuant de passer en le bousculant à peine et s’excusant par la suite. Une salope, lui ? Se vendre ?... Non, il n’était pas comme ça… Lulu baissa la tête. Etait-il triste ? Ha ! Et puis quoi encore… Pour ce petit vaurien aux cheveux d’ors, la tristesse n’existait pas. L’humilité, oui, mais la tristesse… Lucian se mordit la lèvre inférieure et serra le poing. Il ne comptait pas se laisser faire, oh non. Alors, il chercha des yeux Maxie qui avait réussit à échapper à son regard grâce à ses horribles paroles – méritées, certes… mais bon -. En fin de compte, Lulu vit le garçon accoudé au bar et décida de le rejoindre, mais à peine avait-il fait quelques pas que le jeune homme aux cheveux bleus repartit. Le blondinet regagna tout de même le comptoir à son tour, tirant une tronche de trois mètres de long. Le barman, qui n’en manquait sensiblement pas une, avoua en rigolant :

« Et bien, vous avez l’air très proche ! »


Mais Lucian l’ignora. Assit sur le tabouret, il faisait quelques tours, observant Maxie qui s’était assit à une table avec la plus grande des attentions. Lulu tapota le comptoir de sa main, puis il dit :

« Un autre jus d’orange s’vous plait. »


Oui d’accord, le fait qu’il ne commande pas d’alcool rendait la scène assez douteuse, bien que marrante, mais il n’y pouvait rien. Boire, ce n’était pas son truc. Déjà que Lulu avait un sale caractère, s’il se mettait à abuser de boissons en tout genre, on finirait par l’enfermer. Et ce ne serait pas pratique pour mettre à exécution tous ses " projets ". C’était trop le pied de faire des plans machiavéliques, après c’était moins drôle quand ils foiraient, bien évidemment… Le blondinet réussit donc à avoir son verre de jus d’orange et, sifflotant, il alla s’assoir derrière la banquette de Maxie, qui était adossée à la sienne. Au début, il ne fit rien, buvant son jus de fruit en silence, faisant mine d’avoir oublié son histoire, puis soudain, il dit, assez fort pour que le garçon aux cheveux bleus l’entende :

« Excuses-toi. »


C’était simple, clair, net et précis. Lulu but une deuxième gorgée, puis s’installa à genoux sur sa banquette. Même comme ça, il n’était pas plus grand que Maxie, seulement à sa hauteur. Il tira alors les oreilles du jeune homme, et répéta :

« Tu as entendu gros crétin ? Excuses-toi ! »


Lulu quitta alors sa baquette et rejoignit celle qui était face à Maxie, faisant toujours suivre son jus d’orange, bien entendu. Assit en tailleur, le blondinet plissa les yeux, baissa la tête. Il fixait toujours Maxie, tel un guépard près à fondre sur une pauvre gazelle. Il changea alors soudain de position, et tapa la jambe de son vis-à-vis avec la sienne, avant de demander, encore :

« Tu vas t’excuser hein ? Dis dis ? Dépêches-toi ! »


Vraiment là, Lulu avait tout l’air d’un enfant. Peut-être alors n’était-il plus en colère, il avait seulement envie de jouer ? Ou alors c’était une de ses nombreuses techniques secrètes pour faire céder ses adversaires. Il voulait simplement faire de Maxie tout ce qu’il souhaitait, alors il ferait en sorte d’exercer toute sorte de moyen. La persécution, c’est désagréable, mais ça a déjà fait ses preuves. Lucian fit un sourire, qui ne présageait rien de bon. Penser à tout ça faisait remonter ses envies de luxure. Il se demanda alors combien de temps Maxie pourrait lui échapper, lui résister... En fait, il ne devait pas considérer cela comme un échec, ou une entrave à son honneur puéril, non… C’était un défi ! Et il était visiblement prêt à le relever. Soudain attisé par des envies malsaines, Lulu se redressa, quitta une fois de plus la banquette qu’il avait prise d’assaut, et alla, sans aucune gêne, s’installer à califourchon sur les genoux du jeune homme à la chevelure bleue, se fichant éperdument des regards qu’on pouvait leur lancer. Il approcha alors dangereusement son visage du sien, puis il expliqua :

« Je veux que tu t’excuses pour m’avoir blessé en me rejetant… Et ensuite, j’exige que tu te fasses pardonner de m’avoir traité comme une vulgaire pute… Je ne suis pas une catin… moi… »


Lulu esquissa un nouveau sourire, et il attrapa le col du haut de Maxie, avant de s’approcher juste un peu plus de lui, pour pouvoir poser ses lèvres sur les siennes. Contact très agréable, mais qui, il le savait, ne durerait pas bien longtemps…

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Marshare Blitz
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MessageSujet: Re: Une autre façon de dire je t'aime ~ ? [Pv Marshare]   Ven 29 Mai - 23:20

Une voix le sortit de sa contemplation. Sur le coup, il se demanda s'il avait bien entendu. S'adressait-il à lui ? Le petit croyait -il qu'un ordre suffirait pour qu'il fasse ce qu'il souhaite ? Et pourquoi devait-il présenter ses excuses ? N'était-ce pas son droit de refuser le jeune homme, si. Hors de question de prendre tout ce qui passait sous la main, on ne savait jamais où cela avait trainé. Surtout quand on touchait au milieu de la nuit. Marsh n'avait jamais été intéressé par ce genre de personnes. Il avait ses raisons pour garder des distances précises. Certaines personnes pensaient que ce n'était pas légitime, qu'il voulait se donner un genre, d'autres songeaient qu'il avait un problème ou quelque chose avait eu lieu. Pour sa part, il n'avait jamais démenti l'une ou l'autre supposition. Ces interrogations disparaissaient rapidement quand vous n'étiez rien. Ce qui était selon lui un avantage appréciable. Au fond, l'homme souhaitait juste être débarrassé et au lieu de répondre, il fit la sourde oreille. Simplement, cela aurait été trop facile d'avoir la paix, n'est-ce pas ? La suite lui tira un grognement agacé. Mais sérieusement pourquoi est-ce que les enfants étaient acceptés ? Personne ne pouvait le renvoyer au jardin d'enfants avec ses amis ? Heureusement cela cessa rapidement et Marsh ajusta son bonnet de façon à cacher ses pauvres petites oreilles qui avaient été sauvagement agressées.

Au moins, l'attaque avait cessé. Le petit était plein de ressources Ses yeux se posèrent sur le jus d'orange se désintéressant du corps qui venait se poser devant lui. Alors ils en servaient ici ? Il devrait peut-être prêter attention à la carte des consommations, la prochaine fois. En le voyant devant lui, il sentit Dame Tranquillité partir vers d'autres contrées. Reviens ma douce, je ferais tout ce que tu veux. Ne me fausse pas compagnie. Un contact. Un sourcil gauche haussé. Allons bon, maintenant il lui donnait un coup de jambe. Si Lucian semblait bien motivé, Marsh n'avait aucune envie de céder au caprice car il n'y avait pas d'autre mot. Non mais il n'avait pas honte de taper ainsi du pied... Une éducation à refaire. Sérieusement. En tout cas, s'il souhaitait faire flancher le lièvre, il pouvait toujours rêver. Ses yeux se levèrent au ciel. Encore la bougeotte ? Peut-être que Lulu allait partir, agacé. Cela faisait du bien de rêver, un quart de seconde. Car la surprise fut de taille. L'adolescent venait de prendre place sur ses genoux. La même rengaine, encore une fois. Minute, il exigeait ? Marsh fronça les sourcils s'interrogeant sur ce les propos du blond. Ses oreilles lui soufflaient qu'il s'agissait des pires absurdités entendues ces derniers jours.

« - Oh pardon pauvre petite chose... Je pensais que tu l'étais vu comment tu jetais ton dévolu...» Sa voix se fit d'un coup plus cinglante. « Maintenant dégage de là.»

Ce fut bel et bien ordre dont la portée se voulait plus nulle. Au fait comment appeler celui qui vous faisait délibérément des avances ? Mais Lulu avait raison. Une catin, on la paie. La salope, non. Personne n'avait jamais du payer pour coucher avec lui. Marsh en conclut donc qu'il avait affaire à la seconde catégorie. Pour toute réponse au baiser, il mordit subitement la chair avant de planter ses yeux dans ceux du jeune blond. S'il ne désirait pas – sauf cas exceptionnel, il n'embrassait pas et s'il y avait une chose dont il avait horreur, c'était bien qu'on lui impose ce choix. Encore plus embrasser un garçon. En réalité, ce n'était le fait d'embrasser un garçon dont il avait horreur. Cela le mettait juste mal à l'aise. Le sentiment de la trahir était encore bel et bien présent. Comme si une voix lui criait son infidélité. Une autre petite chose se greffait doucement à cela. Coupé. C'est dans la boite. Certaines personnes présentes affichèrent un regard outré trouvant à peine croyable qu'une telle scène puisse avoir lieu. Ici. Des oeillades noires furent décochées au barman par les plus anciens. La jeunesse n'avait donc aucune tenue ! Non mais lui, le barman, il s'en fichait hein. Ce dernier regrettait même de ne pas être plus proche pour entendre toutes les paroles échangées.

« - Ta raison... T'es ascendant sang-sue ! »

Et sans plus de cérémonie, le bleuet vira de ses genoux le petit blond et prit soin de boire une gorgée de son cocktail. Indélicat ? Si peu. Le barman les fixait toujours comme s'il regardait un feuilleton bien croustillant entrain de passer à la télévision. Sauf que là, c'était live, donc en mieux. Mais le problème résidait ailleurs. Il n'était pas le seul à montrer ouvertement un intérêt pour leur duo. Un jeune couple paraissait même partager un air de désapprobation totale. Les gens ne peuvent donc pas s'occuper de leur vie ? Fallait croire que non. Ses yeux se fermèrent un instant. Ils n'allaient tout de même pas lui demander de sortir ou ils appelaient la police pour détournement de mineurs ? En même temps, tout le monde avait vu le blondinet venir sur ses genoux. Il n'était pas allé le chercher. Marsh croisa les bras en soupirant profondément. Son visage s'était tourné vers la vitre. Ses yeux paraissaient à peine ouvert laissant deux lueurs de ce bleu électrique si étrange filtrer. Il n'avait rien contre Lucian parce qu'il était un garçon. Il ne supportait juste pas les gosses de riche qui pensaient tout obtenir comme si Noël avait lieu tous les jours. Fondamentalement, il n'avait rien contre les mecs. Il y a quelques années, un trouble l'avait tenu lorsqu'il se trouvait en sa présence. Ce lui tabou. Depuis plus rien. Mais avec le temps, il avait amorcé sa transformation en une sorte de Fort Knox. Pas d'entrée, pas de sortie. Plus de confiance, plus d'insouciance. Le royaume dans lequel il avait vécu à l'époque n'était plus qu'un champs de cendres. Il en avait voulu à la terre entière. Cependant la personne à qu'il en voulait le plus après ce type. C'était à lui-même. Détruire pour reconstruire ? Mais quoi ? N'avait-il été qu'un pion ? Elle était morte. Il était mort. Puis, il y avait eu la renaissance. Lentement, son visage se tourna vers celui du jeune homme.

« - Tu connais pas le sens d'abandonner ? »

Manifestement, non. Pas besoin d'être devin pour le savoir. Sa voix restait dure mais plus lointaine. Encore happée par des souvenirs. Était-ce de la curiosité ? Il se demandait ce que pouvait devenir une telle pousse. À ce moment, une idée traversa son esprit. Peut-être qu'il y avait quelque chose à faire. Qu'il pouvait creuser un peu jusqu'à ce tout prenne forme. Qu'elle soit la perfection. Etudiant plus attentivement l'adolescent, Marsh essaya de se défaire de l'image du petit être bruyant et collant qu'il lui avait automatiquement refilé. Mais il l'était, non ?

« - Peut-être qu'il y a quelque chose à faire...  »

Une question lui brûlait les lèvres mais avant il fallait qu'il trouve une façon comme une autre de prendre un chemin détourné. C'est comme pour les contrats ou même les banques, vous paraissez toujours prêt à conclure mais avant vous faîtes le tour de la question en faisant jouer la concurrence et vous allez au plus intéressant. On ne joue jamais carte sur table alors encore moins quand on décelait un potentiel intérêt chez son interlocuteur.

« - Les bourges ont droit à des cours de musique, non ? »


Pas qu'eux d'ailleurs mais dans ce genre de milieu, cela devait être un pré-requis, non ? Avec le cheval, la voile, le golf, le polo, le cricket... Enfin Marsh supposait, tout comme il avait conscience que sa première pensée faisait très cliché. Pour le moment, peu importait, son chemin se dessinerait au fil des informations glanées.

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Auxentius Lucian

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MessageSujet: Re: Une autre façon de dire je t'aime ~ ? [Pv Marshare]   Sam 30 Mai - 15:56

C’était censé être des excuses ça ? Il le prenait pour un idiot ou quoi ? Hum… Ça en avait tout l’air. Aussi, peut-être pour se venger, Lulu n’avait pas quitté sa place. Après tout il était bien là. Mais la suite des évènements eut de quoi le surprendre. Un baiser, quand on y réfléchit, ça ne signifie pas grand-chose. Toucher les lèvres d’une autre personne, c’est un geste comme un autre. Les gens en font toute une histoire, mais au final, ça ne reste qu’un simple contact physique sans importance. Aussi, Lucian fut totalement choqué lorsque Maxie le mordit. D’accord, il ne voulait sans doute pas partager un bisou, mais il n’avait pas été forcé de lui faire mal. Lulu eut un geste de recul et toucha immédiatement sa lèvre inférieure, histoire de voir si elle n’avait pas trop dégusté. Ca ne saignait pas, heureusement, mais c’étai douloureux. Le blondinet baissa la tête, la mine presque triste, et il ne se débattit pas quand Maxie l’éjecta de ses genoux. Au contraire : l’adolescent préféra lui aussi s’éloigner, et retourna s’assoir sur la banquette d’en face. Il restait silencieux, perdu dans ses petites pensées de gamin frustré… Il n’arrivait toujours pas à croire ce qu’il venait de se passer. En fait, ça faisait deux fois qu’il se faisait jeter, et par la même personne de surcroit. Il se sentait vraiment mal, mais ça n’était plus de la colère, juste du dégout.

Et ce dégout n’était pas pour Maxie, Lulu se le gardait pour lui-même. Il commençait sérieusement à douter de ses atouts physiques, et remettait légèrement en question sa façon d’agir avec les autres. Oui, ça pouvait lui arriver de réfléchir. Ca ne durait pas très longtemps en général, mais au moins, il était capable comme chaque être humain d’avoir des éclairs d’intelligence. Le fait d’être repoussé, l’idée de ne pas recevoir d’attention blessait un peu Lucian. C’est normal, il n’en avait pas l’habitude. Et d’ailleurs, il avait des difficultés à comprendre qu’en cet instant, il était un peu peiné. Touchant une fois de plus ses lèvres, il continuait de rester silencieux. Il n’avait plus envie de parler, il était fatigué. Ses " amusements " avec Maxie ne le menait à rien, il n’avait plus envie de faire le moindre effort. Tant pis, il avait gagné, ce sale imbécile. Lucian lui foutrait la paix. Lulu soupira, et décida de finir son verre de jus d’orange. Il écoutait plus ou moins les propos de Maxie en attendant, mais ne prenait pas la peine de répondre à ses remarques. Qu’il aille se faire voir, Lucian n’avait plus envie de jouer. A quoi bon ? De toute manière, il n’était pas de taille. Oui, il n’allait pas le nier, même si son orgueil en prenait un coup, il savait pertinemment qu’à ce jeu-là, il ne gagnerait jamais. Alors voilà, ce serait sa leçon du jour sur la vie…

Ainsi, Lulu avait décidé à son tour d’ignorer Maxie, ce qui, visiblement, semblait être une meilleure tactique. Mais à peine le type aux cheveux bleus avait-il posé sa dernière question que Lucian ne put s’empêcher de répondre :

« Bien sur qu’on a le droit ? Tu crois quoi ? Ta question est franchement stupide… Après tout, nous, les " bourges " on a tous les droits, moyennant finance la plupart du temps, mais bon… »


Le blondinet fit un " tsss " désespéré. C’est vrai ça, ils étaient tout le temps obligés de cracher du fric. Même pour des choses qui normalement n’étaient pas censés être payantes. Preuve : certaines personnes de son milieu étaient obligées de passer à la caisse pour avoir son petit cercle d’amis. Enfin amis… C’était un bien grand mot. Personnellement, Lulu n’avait pas besoin de proches, ou plutôt, il refusait de payer des gens pour faire semblant d’être bien entouré. Ça ne servait strictement à rien. Si personne ne pouvait le supporter tel qu’il était, alors basta, ils pouvaient tous aller au diable. Bien sur, Lucian savait qu’au fil du temps, sa solitude commencerait à le peser, mais bon, il avait toujours des partenaires sexuels. Ça, il en était certain, ce n’était pas à cause de son argent, ou pas complètement tout du moins. N’empêche, Lulu n’était pas dupe, et il avait remarqué cela depuis très jeune : la plupart des gens qui s’intéressaient à lui autrement que pour le sex avaient toujours cette tendance à vouloir lorgner un peu sur ses sous. Bah, ils avaient bien le droit de regarder, mais n’auraient jamais la permission de toucher. C’était franchement bête la vie non ? Mais bon, ça avait certains côtés marrants. Les gens étaient tous de sales profiteurs, pourris jusqu’à la moelle. Alors comme eux, Lulu avait apprit à s’adapter, et était devenu en un sens l’un des individus les plus superficiels et hypocrites de sa génération. Il faut de tout pour faire un monde à chier, et Lucian avait le mérite de participer activement à la construction d’un univers à vous faire gerber. La connerie humaine était délicieuse, les gens qui savaient en profiter étaient des rois. Le blondinet, lui, était déjà un prince. L’adolescent esquissa un sourire niais, puis il ajouta :

« Enfin… Je ne comprends même pas pourquoi tu me demandes ça… Qu’est-ce que t’en as foutre que je puisse prendre ou pas des cours de musiques ? Tu veux essayer de m’occuper pour que je te fiche la paix hein ? Pfff… Ce que tu peux être con. Je n’ai pas besoin de tes manœuvres détournées pour ça. T’inquiètes pas, je vais te laisser tranquille. J’ai compris que je te foutais les boules, je ne vais pas persévérer. T’es fatiguant. »


Voilà, ça c’était dit. Lulu fit un signe au barman, et bien qu’un peu réticent, l’homme finit par se ramener. Après tout, c’était un avantage pour lui non ? Il pourrait glaner plus d’informations en observant la scène sur le terrain. Lucian expliqua :

« J’aimerais bien avoir un dernier jus d’orange. Et surtout, vous pouvez tout mettre sur la note de cette aimable personne. »


Le blondinet désigna Maxie, et l’employé soupira avant de repartir à son comptoir remplir un verre. Il revint avec la boisson, la tendit à Lulu qui l’attrapa mais ne pu pas la garder. Le barman laissait fermement ses doigts accrochés au verre, et il remarqua :

« T’es pas du genre capricieux toi ? Vraiment t’as pas honte ? »


Lucian posa une main sur sa poitrine, et prit un air choqué, comme si cette remarque lui avait fait grand mal. Il baissa alors la tête, faisant mine de réfléchir, puis il releva son visage, marqué par un immense sourire. Il répondit alors :

« En fait… Et bien non, absolument pas ! »


Lulu récupéra son verre par la force, et fit signe à l’employé de s’en aller. Les gens étaient chiants… Sa vie ne le regardait pas après tout, pourquoi est-ce qu’il ne se mêlait pas de ses affaires ? Lucian attendit que l’homme s’en aille, puis il demanda à Maxie :

« Tu crois vraiment que c’est mal ? Enfin je veux dire, la façon dont j’agis avec les autres est mauvaise ? La plupart des personnes que j’envois chier me laisse sans plus de reproches, mais j’ai déjà fait pleurer des gens… Ce n’est pas bien n’est-ce pas ? Alors comment se fait-il que je m’en fiche ? »


C’était sa question du jour. Bonne question d’ailleurs, car la réponse, il ne la connaissait pas. Il savait pourtant que d’autres gens avaient du mal à blesser les autres, mais lui, ça ne lui faisait ni chaud, ni froid. C’était assez… troublant…

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MessageSujet: Re: Une autre façon de dire je t'aime ~ ? [Pv Marshare]   Lun 1 Juin - 19:11

« - Je te retourne tes compliments... »

Peur de Lucian ? Il était certes pathétique mais pas à ce point. Simplement, il réclamait une certaine distance pour son bien-être. Et puis ce n'était pas l'endroit pour se distinguer. Voilà ce que le petit blond devait apprendre : à avoir de la tenue. Mais ce n'était sûrement pas lui qui se chargerait de lui apprendre cela. Enfin allez savoir qui était le plus con ? Marsh ne prenait jamais des chemins de traverse pour avoir la paix. C'était du frontal avec lui. Ça passe ou ça casse. L'annonce se faisait toujours cash et normalement, Lulu aurait du comprendre ça. Normalement. Mais disons que cela demandait un minimum d'attention, vis-à-vis d'autrui et pas se concentrer sur sa petite personne – ce que la plupart des gosses de riche ne savaient pas faire. Le bleuet avait toujours été mauvais en léchage de bottes. Cette tendance à le salir au lieu de les faire reluire faisait tout de même sa fierté. Bien sur, c'était ainsi qu'on augmentait son nombre d'ennemis mais en même temps, ça mettait un peu de piment dans la vie, non ? Bon, il y avait aussi des gens qui aimaient vivre sans être contrarié. Ce qui devait être le cas de son vis-à-vis.

Fatiguant ? Peut-être pas autant que lui, non plus hm. En parlant de fatigue, Marsh ne s'essoufflait jamais rapidement – s'il était vraiment mordu. Il préférait quand l'objet de ses désirs était plus difficile à obtenir que l'inverse. Le plaisir de tout mettre en place pour capturer sa conquête le poussait en avant. Et, et le plaisir de voir son désir cédé était quelque chose incroyablement délicieux. Néanmoins, il n'était pas stupide et quand l'évidence négative de sa démarche se présentait, le jeune homme abandonnait, beau joueur. Le barman fit son apparition et ils s'adressèrent un coup d'oeil entendu. L'adolescent venait de lui coller sa note mais il y oubliait juste une chose. Le barman n'était pas son laquais et à force de faire des daiquiri pour le propriétaire du 108R, il savait pertinemment quel genre de personnes, ce dernier invitait ou non. Le blondinet n'entrait pas dans cette catégorie et même s'il se tut à ce sujet, il le pensa très fort. Le reste de la scène aurait pu être drôle. Aurait pu. Le bleuet trouvait ça seulement désolant. Un point pour le barman mais la dernière question se voulait inutile. La réponse tomba et Marsh leva les yeux au ciel. Quel comédien, ce p'tit ! Tout en tapotant ses lèvres, ses yeux observaient Lucian. S'il avait eu 5 ans de plus, il se serait arrangé pour être plus accessible. Ses doigts s'arrêtèrent sous les questions. Intéressé. Alors le petit blond se posait ce genre de questions. Pourquoi est-ce qu'il s'interrogeait d'un coup ?

« - Mauvaise... Si tu l'as fait pour le plaisir, c'est que tu es sadique. Faire pleurer des gens, il n'y a pas en être fier. Enfin il y a des gens qui font du mal pour se protéger, pour éloigner les gens d'eux. Y en a qui le font aussi par habitude, par plaisir. »

Il y avait ceux qui souhaitaient protéger quelque chose et ceux qui étaient teigneux soit à cause de l'éducation, soit à cause de leur caractère. Les deux chemins menaient à la solitude à moins d'être chanceux et de trouver des gens qui prenaient réellement le temps de vous apprivoiser. Après cela demandait aussi. Certains s'accommodaient très bien de la solitude, d'autres vivaient dans une sorte de contradiction incompréhensible. Vouloir être à la fois avec quelqu'un et seul. Lui vivait dans une sorte de résignation indicible. Combien de choses avait-il abandonné ? Beaucoup trop pour s'en souvenir. Mais ça combien de personnes le savait ? Combien de personnes avaient réussi à briser la couche de glace ? Très peu. Peut-être même aucune, ces dernières années. Triste ? Non, cela ne l'attristait pas. Il préférait la qualité à la quantité.

« - Si, tu t'en fiches , c'est sûrement à cause d'une éducation d'enfant roi... Répondez à mes désirs en premier, vous après. »

Ce n'était qu'une simple constatation. Il avait pu observer un peu l'attitude du jeune homme et il livrait des conclusions. Enfin, il n'avait jamais été doué pour juger les autres. Le plus souvent, il faisait un effort pour être le plus objectif possible. Le pourcentage de réussite semblait assez mitigé. Pourtant il travaillait fort, le lièvre ~ Mais pourquoi est-ce qu'il lui demandait ça ? Il doutait fortement que Lucian ait envie de changer et encore moins de faire une introspection.

« - En même temps, t'as toujours vécu comme ça, non ?»

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MessageSujet: Re: Une autre façon de dire je t'aime ~ ? [Pv Marshare]   Mer 3 Juin - 0:19

Des compliments ? Mais où avait-il vu des compliments ? Lulu fut trop nié pour comprendre que cela était ironique, et il resta quelques secondes avec ce sentiment d’incompréhension, avant de finir par se dire que ça n’avait strictement aucun intérêt. D’ailleurs, toute cette conversation n’avait aucun sens, Lucian commençait à se demander comment il en était arrivé là, à poser tout haut des questions qu’il pensait tout bas et qui, d’habitude, restaient dans son esprit jusqu’à s’évanouir dans le néant. Et pourtant, là, il se tapait un petit radotage de vie devant un type qu’il était censé " détester ". En plus… A part des représailles, cette situation ne lui apportait rien. Maxie était passé en mode « petit, moi, je vais te faire la morale… » et franchement, ça n’avait rien de plaisant. Être jugé, c’était bof-bof, surtout par quelqu’un qu’on n’appréciait pas vraiment, mais si on réfléchissait bien, Lulu avait un peu cherché la bêbête, puisque c’est lui qui avait posé la question ! Alors bon, parce que même s’il était un sale gosse égoïste et nombriliste, il avait décidé, pour une fois, de faire un petit d’effort, et d’accepter les critiques de ce gars aux cheveux bleus.

Une éducation d’enfant roi ? Oui et puis ? Était-ce seulement sa faute ? Ses parents l’aimaient, il n’allait pas non plus faire genre ça ne l’intéressait pas. C’est normal qu’il avait finit par en profiter un peu – beaucoup ? -… N’importe qui aurait fait pareil… Enfin c’est ce que pensait Lucian. Comment pouvait-on lui reprocher d’être riche ? Ce n’était pas de sa faute si certaines personnes étaient vachement plus juste niveau finances. Il n’avait pas choisi son destin… Alors certes, c’était plus simple de se contenter de ce mode de vie avantageux, mais vraiment, il ne pensait pas que les autres aient le droit d’en dire du mal. Enfin… Il en avait déjà assez dit, assez fait. Maxie ne semblait pas apprécier l’attention que tout le monde leur portait à cause de leur pitoyable mise en scène : " leur " ? Bon en fait, Maxie n’était pas totalement fautif, il fallait l’avouer. Le blondinet fit la moue, et croisa ses bras sur la table, enfonçant sa tête au creux. Il soupira intérieurement, continuant d’écouter les paroles de son interlocuteur. Que lui répondre ? Et surtout, que dire sans créer un autre clash ? Ah mais d’abord, pourquoi est-ce qu’il ne devait pas l’engrainer encore ? Lulu leva un peu les yeux vers Maxie, puis il répondit enfin :

« Oui sans doute… mais c’est qu’un détail… Après tout, ce n’est pas comme si je forçais les gens à céder à mes caprices. Au bout d’un moment, je m’arrête… La preuve… Je ne te touche même plus ! »


Pour le moment ? Allez savoir… Peut-être que Lucian serait susceptible d’être subitement atteint d’un nouvel accès de folie et sauterait à nouveau sur le garçon aux cheveux bleus, mais à quoi bon ? Il se ferait à nouveau rejeter non ? Alors, autant prévenir que guérir, il allait éviter de tenter quoique ce soit – ou du moins, rien de bien méchant -. Se prendre des râteaux, ça pouvait être marrant un temps, mais on se lassait assez vite, surtout quand on n’avait pas tout à fait l’habitude. Lulu soupira, mais extérieurement cette fois, et il décroisa ses bras pour s’accouder à la table, posant son menton dans ses mains. Il observait toujours Maxie, d’un air fatigué, puis il dit :

« Sinon, pour en revenir sur ce que tu disais… Je n’ai pas dis que j’aimais voir les gens pleurer ou être blessés… Non, c’est juste que ça me laisse indifférent. »


C’était peut-être pire ? Lucian n’en savait rien, et il ne le saurait jamais. Cette conversation le perturbait, ça devenait presque intelligent de réfléchir sur la vie, et les pensées de ce genre étaient fatigantes pour un garçon de son âge, alors, Lulu décida qu’il fallait couper court à tout cela, changer de sujet. Le blondinet esquissa un sourire presque enfantin, puis, il attrapa innocemment une des mains de Maxie, sans plus, il la gardait seulement dans la sienne, il ne tentait rien de grotesque ou de vraiment osé, non, la seule chose qu’il fit de plus poussé, se fut d’entrelacer ses doigts à ceux de son interlocuteur. Et alors, il demanda, comme soudain animé d’une grande curiosité :

« Au fait, pourquoi tu m’as demandé si je pouvais prendre des cours de musique ? C’était vraiment pour te débarrasser de moi ? »


Oui, après tout, Maxie n’avait rien nié, et en un sens, c’était un tantinet inquiétant. Malgré tout ce que Lulu pouvait dire ou penser, son vis-à-vis restait un tout petit peu amusant. Alors oui il y avait des accrocs, et certainement que Lucian ne tarderait pas à se faire éjecter une fois de plus, mais juste encore un dernier instant, il avait envie de profiter de son adorable " ennemi ".

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MessageSujet: Re: Une autre façon de dire je t'aime ~ ? [Pv Marshare]   Mar 16 Juin - 15:40

Il parlait, il parlait mais entre nous, il se demandait bien pourquoi il s'intéressait ou plutôt faisait mine de s'intéresser. Peut-être qu'au fond, même lui avait conscience que chaque attitude avait ses limites ? Bien sur qu'il le savait, même s'il aimait montrer le contraire. Le jeune homme était sur de beaucoup de choses mais il préférait donner le change. C'était ainsi. Face à ce qui pouvait sembler être une attaque, il resta silencieux. Lui aussi, ça ne l'amusait plus. Tout de même, encore heureux que Lucian ait cessé son manège. Imaginons si quelqu'un avait eu la bonne idée d'appeler le sécurité. Il aurait été arrêté pour détournement de mineurs ? Quoique des témoins auraient pu dire le contraire. Il fallait toujours s'arranger d'avoir au moins une ou deux personnes pour soi. De toute façon, Lulu ne s'était-il pas arrêté parce qu'il savait pertinemment que cela menait à rien ? Les préférences de Marsh étaient bien définies et il n'avait pas envie pour le moment d'en changer. Enfin comment dire, il n'y pensait même pas plutôt. Par principe être avec quelqu'un était devenu quelque chose d'affreusement insoutenable. Il aurait pu se prendre quelques coups à penser ainsi. Peut-être même qu'une personne aurait essayé de lui exploser les tympans. En lui disant qu'il était débile. Sûrement, non ? Vrai ou faux ? Qui sait ? Une personne qui le connaissait plutôt bien, sans doute.

L'adolescent revint sur ses paroles et Marsh lui adressa un regard incertain. Ça arrivait et pour sa part, il pouvait être odieux avec quelqu'un et l'oublier 5 minutes plus tard. Il ne s'encombrait plus tellement De toute façon à quoi cela pouvait servir en face d'inconnus. Il valait mieux s'occuper de sa famille, non ? Du moins, était-ce ce qu'il voyait de mieux à faire. Mieux valait ne pas trop s'occuper des histoires des autres. Silencieusement, il tourna la tête, ses yeux se posant quatre jeunes qui parlent avec ferveur. Quatre filles relativement différentes. Un soupir s'échappa de ses lèvres. Est-ce qu'elle venait aussi ici avec ses amies ? Est-ce qu'elles parlaient gaiement ? Autant de petites choses qu'il aurait aimé savoir. Mais chacun avait son jardin secret et ils avaient eu beau partager énormément, certaines choses restaient des mystères avec lesquels elle était partie. Ses lèvres bougèrent légèrement alors qu'il se retournait vers le plus jeune. Le contact de leurs mains était innocent, si bien que le propriétaire du 108R ne prit pas la peine de vociférer encore une fois. Il fallait qu'il prenne soin de sa voix, non ? Ou du moins qu'il essaie. Un sourire flotta sur ses lèvres et un rire discret suivit.

« - Tu ne me trouves pas assez suffisamment direct pour utiliser de tel stratagème ? Je pense plutôt que je me gênerais pas pour entrainer la personne dehors »

Machinalement ses doigts se mirent à caresser la peau. Depuis combien de temps n'avait-il pas accepté ce contact ? Des années plus que des mois. C'était amusant de voir le petit blond explorer différentes pistes. Il tâtonnait dans toutes les directions. Bien sur Marsh n'avait pas l'intention de lui dire ce qu'il avait clairement en tête. Ce serait embêtant d'un certain point de vue. Son visage s'approcha de celui du jeune homme examinant un instant ses prunelles avant de se redresser comme si de rien était. Etant donné que cela s'était calmé à leur table plus personne ne les observait. Les gens étaient immanquablement attirés par le bruit comme les pies l'étaient par les objets brillants. Au moins, maintenant le bleuet savourait une réelle tranquillité. Ce, au fond, pourquoi il était venu après tout. Pas seulement pour parler affaire avec son banquier préféré. Peut-être était-il temps de répondre enfin à la question posée.

« - La curiosité est un défaut comme un autre, non ? J'aime bien savoir certaines choses. Alors tu en as pris ou tu en prends ? Et si oui, ça te plait ?  »

Avec nonchalance, il abattait ses cartes. Et surtout jouait selon ses règles. Il n'avait pas l'intention de dévoiler réellement son idée. Seulement un pourquoi demeurait, non ? On ne posait pas ce genre de question sans arrière-pensée. Alors il devait trouver une raison qui n'apparaitrait pas comme stupide, qui serait suffisamment crédible. Ses traits prirent un air sérieux comme s'il arrêtait de jouer et laissait tomber enfin un masque. Allez, Marshare pariait sur un mensonge. Un tout petit mensonge pas bien méchant, du tout.

« - Je suis professeur de musique et ça m'intéresse de voir si mes interlocuteurs ont une certaine sensibilité. »


Ses derniers mots s'échappèrent avec douceur mais son intonation en disait long. Il appréciait fortement les gens faisant preuve de cette... sensibilité musicale. D'un coup, il s'imagina en professeur de musique. Il aurait été davantage préoccupé par ses élèves au féminin. Peut-être qu'il avait raté sa vocation. Professeur particulier ? Cela payait pas trop mal en plus. Dans tous les cas, peu importait. Lucian ne savait pas qu'il était réellement. Maxie, professeur de musique, parfait.

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MessageSujet: Re: Une autre façon de dire je t'aime ~ ? [Pv Marshare]   Ven 7 Aoû - 9:52

Le contact des deux mains ne fut pas rejeté. C’était… Rassurant ? Lucian ne savait pas très bien, mais il était un tout petit peu fier de lui. Le blondinet n’était pas vraiment du genre à obtenir quelque chose par la patience et la douceur… Mais à l’évidence, aux vues de la situation, il n’attendait plus grand-chose de Maxie. Pourtant, il retiendrait le fait, pour une fois, que le rentre-dedans pouvait avoir des conséquences hautement désagréables. Et ça… Il lui en avait fallut du temps pour le comprendre. Disons aussi que Lulu n’avait jamais eut besoin d’appliquer ce genre de méthode. Le plus souvent, ont lui cédait sans concession dès qu’il commençait à se montrer désagréable. Comme quoi ça avait du bon de se faire jeter à répétition. Quoiqu’il en soit, à cet instant, le blondinet se sentit bien, presque serein, et ce encore plus quand il sentit les doigts de Maxie caresser très discrètement sa peau. Lucian était surpris, mais en observant son interlocuteur, il comprit très vite que l’homme agissait ainsi en toute inconscience. Pourquoi donc ? Lulu était perplexe, mais il ne comptait pas se plaindre. Il n’avait qu’à apprécier le moment et se taire. Ce n’était pourtant pas grand-chose comparé à ce qu’avait attendu l’adolescent de Maxie, mais c’était toujours mieux que rien. A certains moments, deux mains maladroitement enlacées pouvaient se montrer plus appréciable que des jeux sexuels. Hum oui… Même Lulu se surprenait à penser de cette façon.

Le blondinet se demanda alors si l’instant durerait, mais très vite, il décida de laisser le destin décider dune chose aussi futile. Il reporta son attention sur les propos de Maxie. Celui-ci n’envoyait plus le moindre pic. Lucian n’allait donc pas continuer sur sa lancée aussi. Comment ne pas se montrer calme et aimable face à ce genre de scène ? Malgré que Lulu soit un affreux personnage en tant normal, là, il avait décidé de faire une petite exception, juste histoire de ne pas gâcher cette ambiance étrangement agréable. Pourtant, c’était sur, l’adolescent avait toujours une dent contre son vis-à-vis, mais là, pendant quelques maigres minutes de sa vie, il allait laisser de coté sa rancune. Il allait peut-être réellement pouvoir avoir une conversation on ne peut plus sérieuse alors ? Une première fois qui lui semblait assez bizarre avec un petit gout délicieusement acidulé. C’était peut-être trop exagéré, sans doute qu’après y avoir réfléchit, Lucian trouverait cela ô combien ridicule, mais pour l’instant, tout ceci n’avait pas la moindre importance. L’instant présent ? Il fallait le savourer ? Pas de projets douteux, pas de pensées suspectes… Ne pas essayer de tirer profit de la situation, ne pas espérer quoique ce soit d’une personne qui nous intrigue. C’était toute une mise en condition qu’il fallait faire pour arriver à penser de cette façon. Lulu y arrivait bien pour l’instant, mais ça ne durerait certainement pas :

« Non, je n’en ai jamais eus. Le monde de la musique… Je ne le connais pas tant que ça. Malgré que je sors beaucoup en discothèque, et tout ce qui s’ensuit, je n’ai jamais vraiment fait attention à la musique. Je ne peux pas dire que ça ne m’intéresse pas… C’est juste que j’ai toujours la tête ailleurs. »


Lors des soirées, Lucian pensait bien plus à l’after qu’au show en lui-même. Il pouvait danser sur quelques notes de musique en ayant en tête que son partenaire. C’était peut-être une mauvaise habitude qu’il avait prit encore ? Enfin, dire ça à un « professeur de musique », Lulu se demandait comment Maxie allait prendre la chose. Les yeux du blondinet dévièrent alors sur la grande baie vitrée. Il regardait les gens sans vraiment faire attention à eux. Il était juste en train de réfléchir. Les yeux rivés sur un point fixe qui n’avait aucune importance, Lucian essayait de se rappeler, de façon incroyablement vaine, la dernière mélodie qui s’était heurté à ses oreilles. Ca aurait pus remonter à quelques jours, quand il s’était rendu dans cette boutique très chic qui passait en boucle des musiques d’ambiance : hum non… Lulu ne s’en souvenait pas… S’il voulait remonter plus loin, ça pouvait alors être le son qui s’était échappé du baladeur MP4 d’un garçon qu’avait rencontré Lucian lors d’un jogging ? Même pas, le blondinet avait été trop occupé à se demander comment faire pour convaincre le type d’aller déjeuner avec lui. En fin de compte, le seul souvenir qu’aurait put avoir Lucian d’un doux air de musique, ça aurait été la voix de sa mère qi lui aurait fredonné une comptine ou une berceuse alors qu’il n’était qu’un enfant. Malheureusement… Ce n’était pas le genre d’épisode courant d’une vie familiale au cœur d’un riche foyer.

Lulu se rendait compte donc qu’il ne souvenait de rien en matière de musique, c’est à peine s’il connaissait l’air du dernier tube branché qui pouvait passer à la radio. Il avait été très négligeant avec Madame Musique. Il se demandait bien comment on pouvait ignorer de façon aussi extrême une chose qui nous entoure au quotidien. Inconsciemment, le blondinet serra un peu plus fortement la main de Maxie, comme s’l essayait de vérifier qu’il n’était pas en train de rêver. Il sortit alors subitement de ses pensées, observant les alentours comme s’il venait de se réveiller d’un très long rêve. Il ne comprenait pas ce qu’il lui arrivait. Il tendit alors l’oreille, l’air juste un peu paniqué, essayant de capter la moindre trace de mélodie. Ce bar avait la particularité de passer de la bonne musique – d’après les dires des habitués -, mais ça, Lucian ne pouvait visiblement pas le comprendre. L’air qui emplissait alors la pièce, une tonalité un peu Jazzy, quelque chose d’assez calme qui se voulait reposant, parvint à l’ouïe de Lulu. Il se concentra quelques secondes, mais fut incapable de dire s’il appréciait cela. Il posa alors subitement ses yeux sur Maxie, puis demanda soudain :

« S’il te plait… Tu pourrais m’apprendre la musique ? Enfin je veux dire… A écouter la musique… Je ne sais pas trop comment… Euh… Non rien… »


Gêné par son emportement soudain, Lucian lâcha la main de Maxie et se recula. Il termina son jus d’orange d’un trait. Il semblait nerveux. Il n’aimait pas se prendre la tête, et pourtant là, c’est ce qu’il faisait. Finalement, il s’était peut-être trop laissé prendre à cette drôle d’ambiance.
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Une autre façon de dire je t'aime ~ ? [Pv Marshare]
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